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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : dollar modérément recherché

La demande du dollar est restée modérée en ce début de semaine à Beyrouth, dans un marché toujours très réticent à l’offre, faisant de la Banque du Liban (BDL) la principale, voire l’unique contrepartie à la vente de cette monnaie. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, la BDL est parvenue à faire clôturer le dollar au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus d’un an et demi. Mais, en raison de la pénurie d’offre du billet vert sur le marché, les établissements de crédit ont été amenés à l’acheter auprès de la BDL au point supérieur de sa fourchette d’intervention, ont indiqué les cambistes. Pour ce qui est du volume d’échanges de la journée d’hier, il n’aurait pas dépassé quelque dix millions de dollars, entièrement placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Coup d’arrêt à la hausse de l’euro à l’étranger À l’étranger, l’euro a peu bougé hier face au billet vert sur les marchés des changes internationaux, au cours d’une journée très calme et en dépit de la publication de chiffres allemands peu optimistes quant à la santé de la première économie européenne. «Il ne se passe pas grand-chose», fait-on remarquer dans les milieux cambistes, les marchés étant assez calmes en raison de la fermeture de Londres à l’occasion d’une fête nationale en Grande-Bretagne hier, et à la veille d’une journée fériée en France aujourd’hui. Pourtant, l’euro s’est un peu ressenti de l’annonce hier d’une forte chute des entrées de commandes en mars dans l’industrie allemande, un recul bien plus prononcé que prévu qui démontre une nouvelle fois que la première économie de la zone euro subit de plein fouet le fléchissement de l’économie américaine. Les entrées de commandes en Allemagne ont enregistré en volume un recul de 4,4 % en mars contre 0,2 % en février en données corrigées des variations saisonnières, alors que les analystes tablaient sur une baisse de 0,3 %. «C’est le recul le plus fort depuis dix ans», a affirmé une note de la société de Bourse Exane. La mauvaise passe que traverse l’économie allemande devrait se confirmer aujourd’hui avec la publication attendue des chiffres du chômage en Allemagne le mois dernier qui, selon les analystes de marché, devraient eux aussi être fort mauvais. «Les chiffres relatifs aux entrées de commandes allemandes ont été déplorables, mais, dans la mesure où les opérateurs londoniens sont absents, ils n’ont eu que peu d’impact sur l’euro», a estimé une étude de l’agence financière 4Cast. Des courtiers ont également indiqué que la monnaie européenne n’a pas non plus été affectée par la hausse moins qu’attendue (+0,1 % seulement) de la production industrielle dans la zone euro en mars par rapport à février. «Ces chiffres sont vraiment vieux car ils sont la combination de plusieurs autres chiffres publiés plus tôt et ils ne font généralement pas bouger le marché», selon 4Cast. Toutefois, les entrées de commandes de l’industrie allemande et l’indice de la production industrielle dans la zone euro confirment le point de vue de plusieurs analystes financiers que la Banque centrale européenne (BCE) pourrait baisser son principal taux directeur d’un demi-point en pourcentage à 4,25 % d’ici à la mi-2001. L’amoindrissement des pressions inflationnistes conjugué à une baisse significative de la croissance dans la zone euro apparaissent d’ores et déjà comme les catalyseurs nécessaires et suffisants à une telle décision. Compte tenu donc de toutes ces considérations, le dollar a fait montre de fermeté face à l’euro, se négociant à New York comme suit : – 0,8905 pour un euro contre 0,8935, vendredi dernier – 1,4385 pour un sterling contre 1,4395 – 2,1965 DM contre 2,1890 – 7,3660 FF contre 7,3415 – 1,7320 FS contre 1,7285 – 2 174,35 lires contre 2 167,05 – 121,25 yens contre 121,30. Bourse de Beyrouth : baisse de Byblos Bank À la Bourse de Beyrouth, la cote s’est ressentie hier de la baisse des actions C de la Byblos Bank de 1 7/16 à 1 3/8 dollar pendant que les actions de la société Solidere A et B reproduisaient leurs derniers cours de vendredi. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a cédé 0,09 % à 58,96 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a perdu 0,15 % à 138,07 points. Ce mouvement s’est produit dans un marché à activité modérée avec 103 455 actions d’une valeur de 362 098 dollars. Irrégularité des marchés américains Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont connu des hauts et des bas en ce début de semaine. C’est ainsi qu’après un bon départ, ils sont repartis à la baisse, pour évoluer ensuite en dents de scie puis légèrement à la hausse, les investisseurs étant à la recherche d’une nouvelle orientation avant la publication d’une série d’indicateurs économiques comme la productivité américaine au premier trimestre aujourd’hui, et les ventes de détail ainsi que les prix de gros en avril, vendredi prochain. Cela étant et en attendant la publication des résultats financiers de Cisco Systems après la clôture, le secteur technologique a évolué irrégulièrement hier. D’un côté, les actions de Cisco et de Microsoft étaient légèrement orientées à la hausse, alors qu’Intel et Lucent perdaient du terrain d’un autre côté. En outre, l’offre d’achat du groupe gazier Williams de la moitié des actions de Barrett pour 2,8 milliards de dollars et l’annonce par 3Com de son intention de supprimer 3 000 emplois, soit 30 % de ses effectifs, pour pouvoir accélérer son retour aux bénéfices, ont plus ou moins soutenu la tendance de la cote. Il en est de même de l’annonce de US Bancorp de l’achat de l’entreprise Nova. En effet, l’indice composite de la Bourse électronique Nasdaq a étroitement fluctué autour du seuil des 2 200 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles oscillait irrégulièrement entre un plus haut à 10 995,28 points et un plus bas à 10 893,95 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 969,20 points, en légère hausse de 17,96 points sur vendredi dernier. Hausse modérée des Bourses européennes Les Bourses européennes étaient en hausse modérée lundi en fin d’après-midi, dans des échanges peu étoffés en raison de la fermeture du marché britannique et du 8 mai férié en France, même si la Bourse de Paris restera ouverte mardi. Au cours de cette séance, les investisseurs ont surtout digéré le rachat par le groupe pharmaceutique suisse Novartis de 20 % du capital de son concurrent Roche. À la clôture des principales places boursières, l’indice paneuropéen Eurotop 300 a gagné 0,62 % à 1 440 points et l’EuroStoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro a avancé de 0,56 % à 4 441 points. Novartis a avancé de 2,09 % à 68,40 francs suisses et Roche a pris 3,4 % à 137,00 francs suisses. Des analystes ont remarqué que l’opération de Novartis sur Roche permet tout un éventail d’options stratégiques, notamment la possibilité d’une mégafusion avec des géants mondiaux de la pharmacie comme le britannique GlaxoSmithKline et l’américain Pfizer. Les valeurs pétrolières ont été bien orientées, soutenues par la fermeté des cours du brut et l’annonce du rachat par le raffineur américain indépendant Valero Energy de son concurrent Ultramar Diamond Shamrock pour quelque $4 milliards en numéraire et en actions, plus $2 milliards environ de dettes. L’Opep, de son côté, a laissé entendre qu’elle ne voyait pas la nécessité de modifier ses niveaux de production lors de sa prochaine réunion, en juin. Parmi les pétrolières, Royal Dutch a gagné 1,8 % à 65,80 euros et TotalFinal Elf a pris 2,56 % à 164,40 euros. En Allemagne, le numéro un des services collectifs E.ON a cédé 1,9 % à 55,30 euros, sur des craintes de dilution de la valeur de l’action après la vente de dizaines de millions de titres de deux grands actionnaires du groupe, Allianz et le Land de Bavière. Aux technologiques, qui bénéficient d’un regain d’intérêt de la part des investisseurs, Alcatel a gagné 2,45 % à 38,01 euros, sur la lancée des 8,73 % gagnés la semaine dernière. Tokyo : hausse d’espoir Les valeurs japonaises ont terminé en hausse lundi, les espoirs d’importantes réformes structurelles que s’est engagé à mettre en œuvre le nouveau Premier ministre incitant les investisseurs à se porter sur les grandes sociétés de la cote. L’indice Nikkei, qui était en baisse en matinée, s’est ressaisi avec le discours inaugural de Junichiro Koizumi devant la Diète. Le nouveau chef du gouvernement a annoncé son intention de redresser les finances publiques et de relancer la croissance grâce à un programme de réformes fiscales, avec restriction du recours à de nouveaux emprunts dans un premier temps. L’indice Nikkei 225 a terminé à son plus haut de l’année, sur un gain de 0,75 % ou 107,77 points à 14 526,41, après une progression de 3,5 % la semaine dernière. Kabuto-cho était fermée depuis mercredi pour cause de jours fériés. C’est la première fois que l’indice Nikkei termine au-dessus des 14 500 depuis le 15 décembre 2000. L’indice Topix, qui regroupe toutes les valeurs de la première section, a fini sur un gain de 16,73 points ou 1,17 % à 1 440,97, son niveau le plus élevé depuis six mois. «Il n’y a rien de bien nouveau dans le discours, semble-t-il, mais l’espoir que les réformes économiques puissent finalement se produire au Japon l’a emporté sur la tentation d’engranger des bénéfices après la forte hausse de la semaine dernière», a expliqué Masatoshi Sato, gérant actions chez Mizuho Investors Securities.
La demande du dollar est restée modérée en ce début de semaine à Beyrouth, dans un marché toujours très réticent à l’offre, faisant de la Banque du Liban (BDL) la principale, voire l’unique contrepartie à la vente de cette monnaie. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, la BDL est parvenue à faire clôturer le dollar au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus d’un an et demi. Mais, en raison de la pénurie d’offre du billet vert sur le marché, les établissements de crédit ont été amenés à l’acheter auprès de la BDL au point supérieur de sa fourchette d’intervention, ont indiqué les cambistes. Pour ce qui est du volume d’échanges de la journée d’hier, il n’aurait pas dépassé quelque dix...