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Actualités - Chronologies

Quand le dollar est roi

L’argent est depuis longtemps le nerf de la guerre du sport professionnel, tout particulièrement en NBA, la ligue de basket-ball américaine. Il ne se passe pas une semaine sans que le billet vert soit au centre d’histoires parfois extravagantes, quelquefois pitoyables. Pour exemple, le cas assez édifiant de Tim Hardaway. Payé six millions de dollars la saison, ce joueur avait obtenu l’assurance de percevoir en plus l’équivalent de cette somme sous forme de primes diverses. Mais à certaines conditions, pour le moins surprenantes. «Bug» a ainsi dû se soumettre chaque semaine à une pesée pour vérifier qu’il ne dépassait pas son poids de forme estimé à 88 kilos pour 1,83m. Deux-cent cinquante mille dollars lui était immédiatement attribués si Hardaway n’affichait pas de kilos superflus sur la balance. Le leader de Miami, sorti sans ménagement par Charlotte, en trois manches sèches, aurait surveillé sa ligne de si près que son employeur a à chaque fois dû mettre la main à la poche depuis le début de la saison... Un étonnant système d’amendes Une autre (riche) trouvaille est à mettre au crédit de Phil Jackson. Agacé par le faible niveau défensif des champions sortants, le gourou des Lakers n’a pas hésité à instaurer un étonnant système d’amendes. Ainsi, les arrières de son équipe surpris par la vidéo en flagrant délit de mauvais positionnement défensif se sont vus délester à chaque fois de 25 dollars. Soit même pas l’argent de poche quotidiennement alloué à un joueur NBA. Mais les Californiens étant près de leurs sous, les adversaires des Lakers ont comme par hasard constaté un changement d’attitude des hommes de Jackson sur le demi-terrain. Enfin, comment ne pas sourire en apprenant que, pour la quatrième saison régulière consécutive, Chicago a réalisé le plus gros chiffre d’affaires de la NBA en matière de billetterie. Officiellement, les Bulls continuent à jouer à domicile devant 21 000 personnes en moyenne malgré leur statut de lanterne rouge. En fait, le United Center n’accueillerait pas plus de 18 000 fans à chaque sortie d’une équipe toujours orpheline de Michael Jordan. La différence entre les deux chiffres est représentée par les spectateurs qui, abonnés de longue date, disposent de billets pour des matches auxquels ils ne daignent même plus assister. La réelle cote de popularité de Chicago apparaît lors des rencontres à l’extérieur où, toujours en moyenne, les Bulls ne déplacent pas plus de 16 000 curieux. Soit le 23e rang sur 29 franchises engagées dans le championnat.
L’argent est depuis longtemps le nerf de la guerre du sport professionnel, tout particulièrement en NBA, la ligue de basket-ball américaine. Il ne se passe pas une semaine sans que le billet vert soit au centre d’histoires parfois extravagantes, quelquefois pitoyables. Pour exemple, le cas assez édifiant de Tim Hardaway. Payé six millions de dollars la saison, ce joueur avait obtenu l’assurance de percevoir en plus l’équivalent de cette somme sous forme de primes diverses. Mais à certaines conditions, pour le moins surprenantes. «Bug» a ainsi dû se soumettre chaque semaine à une pesée pour vérifier qu’il ne dépassait pas son poids de forme estimé à 88 kilos pour 1,83m. Deux-cent cinquante mille dollars lui était immédiatement attribués si Hardaway n’affichait pas de kilos superflus sur la balance. Le leader...