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Actualités - Chronologies

Louis Freeh quitte la direction du FBI

Le directeur du FBI Louis Freeh a annoncé mardi qu’il démissionnerait de ses fonctions en juin, laissant vacant un des postes clés de l’Administration Bush. Il n’a donné aucune explication à son départ, annoncé après huit ans passés à la tête du FBI. M. Freeh, 51 ans, qui est père de six garçons âgés de 3 à 16 ans, a précisé dans un communiqué qu’il n’avait encore pris aucune décision sur son avenir. «Je n’ai engagé aucune négociation concernant un prochain emploi... Je me prépare à passer l’été en famille et à relever de nouveaux défis», a-t-il écrit sans plus de précision. Il sera ensuite libre de répondre à des offres d’embauche dans le secteur privé, avec une rémunération plus confortable que son salaire de fonctionnaire. «Il est difficile de savoir si la décision vient de la Maison-Blanche, du département de la Justice ou de lui-même», a indiqué le politologue Helmut Sonnenfeld, de l’institut Brookings. La décision de M. Freeh intervient deux mois et demi après l’arrestation, le 18 février, de Robert Hanssen, un espion ayant opéré pendant 15 ans pour le compte de la Russie, et qui travaillait au département d’État comme agent de liaison du FBI. Cette affaire, la pire ayant jamais secoué le FBI, avait suscité de lourdes critiques à l’encontre du service et de sa direction. Selon le professeur Sonnefeld, «le prochain jeu de devinettes va porter sur son successeur» encore inconnu. Louis Freeh avait été nommé en 1993 par le prédécesseur de M. Bush à la Maison-Blanche, Bill Clinton. Son mandat, qui n’est pas renouvelable, expirait en 2003. Ses huit années à la tête du FBI ont été marquées par des tensions avec l’Attorney General (ministre de la Justice) de Bill Clinton, Janet Reno, à la suite de l’affaire de Waco (Texas) en 1993, mais aussi en raison du refus de Mme Reno de nommer un procureur indépendant pour enquêter sur le financement du Parti démocrate lors des élections de 1996. «Il y a eu beaucoup de critiques à l’encontre de Freeh, mais pas au point de demander sa démission», a indiqué le professeur Roy Godson, spécialiste du renseignement à l’Université Georgetown. Sous son impulsion, la sûreté fédérale a étendu de façon radicale ses terrains d’investigation, notamment à l’étranger, ou dans le domaine des fraudes sur Internet. Le FBI a désormais la possibilité d’apporter sa contribution à des enquêtes sur des crimes de guerre, notamment au Kosovo. Avant l’entrée en fonctions de Freeh, le 1er septembre 1993, le FBI comptait 55 agents travaillant dans 21 pays étrangers. Ils sont aujourd’hui une centaine opérant dans 32 pays. Depuis 1993, 5 029 agents ont été recrutés et quelque 27 272 personnes travaillent dans les rangs du FBI, soit une augmentation de 14 % des effectifs par rapport à 1994. Freeh est aussi à l’origine de la mise en place du National Infrastructure Protection Center en 1998, chargé notamment de la lutte contre les virus informatiques. Le budget du FBI consacré à la lutte antiterroriste a triplé entre 1996 et 1999. Le buget global du FBI a augmenté de 58 % depuis 1993, atteignant pour 2001 3,44 milliard de dollars. Mais, selon un ancien responsable du FBI, Weldon Kennedy, le Congrès a un peu trop chargé «la charrue» et, selon lui, «on va bientôt se rendre compte que plus personne ne peut la tirer».
Le directeur du FBI Louis Freeh a annoncé mardi qu’il démissionnerait de ses fonctions en juin, laissant vacant un des postes clés de l’Administration Bush. Il n’a donné aucune explication à son départ, annoncé après huit ans passés à la tête du FBI. M. Freeh, 51 ans, qui est père de six garçons âgés de 3 à 16 ans, a précisé dans un communiqué qu’il n’avait encore pris aucune décision sur son avenir. «Je n’ai engagé aucune négociation concernant un prochain emploi... Je me prépare à passer l’été en famille et à relever de nouveaux défis», a-t-il écrit sans plus de précision. Il sera ensuite libre de répondre à des offres d’embauche dans le secteur privé, avec une rémunération plus confortable que son salaire de fonctionnaire. «Il est difficile de savoir si la décision vient de la...