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Actualités - Chronologies

Les béatifiés et sanctifiés - du pontificat de Jean-Paul II

Avec les trois béatifications qu’il va célébrer le 9 mai à Malte, dernière étape de son pèlerinage, le pape aura procédé à 1 235 béatifications et à 447 sanctifications depuis le début de son pontificat en 1978. À lui seul, Jean-Paul II a béatifié et canonisé plus que tous les papes réunis depuis la fondation en 1594 de la «fabrique des saints», la Congrégation pour les causes des saints. En 126 cérémonies (Malte comprise) de béatification et 41 de canonisations, il aura surpassé ses 33 prédécesseurs qui n’ont fait tous ensemble que 808 bienheureux et 296 saints. La béatification est l’acte par lequel le pape place une personne au rang des «bienheureux» et la canonisation celui par lequel il l’inscrit sur la liste officielle des saints. L’élu bénéficie d’un jour de fête au calendrier catholique et peut devenir l’objet d’un culte public. Avant 1594, bienheureux et saints étaient proclamés par la «vox populi» (par acclamation populaire) ou en raison d’un culte «immemorabili» (établi depuis un temps immémorable). Ces pratiques furent ensuite rationalisées au fil des siècles en une procédure rigoureuse. Jean-Paul II a simplifié et accéléré en 1983 cette procédure. Il a notamment béatifié d’un coup des groupes importants dont la cause avait été jugée collectivement – 120 «martyrs» de Chine en octobre 2000 ou 233 «martyrs» de la guerre civile espagnol en mars dernier. Jean-Paul II béatifie et sanctifie à tour de bras dans le but de faire reconnaître et honorer les «martyrs de la foi» contemporains. Trois étapes balisent aujourd’hui le chemin vers la sainteté : confirmation des «vertus héroïques» du candidat, béatification et enfin canonisation. Un miracle certifié est nécessaire pour devenir bienheureux et un autre pour devenir saint, sauf en cas de martyre. C’est généralement l’évêque du diocèse du «candidat» qui lance le procès en béatification, mais au minimum cinq ans après la mort. Une enquête est alors menée, des témoignages recueillis. Jean-Paul II a fait une exception à la règle des cinq ans, en autorisant l’ouverture d’un procès en béatification à Calcutta de Mère Teresa, prix Nobel de la paix morte en 1997. Pour certifier la validité des miracles, la Congrégation pour les causes des saints s’est entourée d’une équipe de 70 médecins et experts. Ils doivent constater que la guérison est instantanée, totale et inexplicable.
Avec les trois béatifications qu’il va célébrer le 9 mai à Malte, dernière étape de son pèlerinage, le pape aura procédé à 1 235 béatifications et à 447 sanctifications depuis le début de son pontificat en 1978. À lui seul, Jean-Paul II a béatifié et canonisé plus que tous les papes réunis depuis la fondation en 1594 de la «fabrique des saints», la Congrégation pour les causes des saints. En 126 cérémonies (Malte comprise) de béatification et 41 de canonisations, il aura surpassé ses 33 prédécesseurs qui n’ont fait tous ensemble que 808 bienheureux et 296 saints. La béatification est l’acte par lequel le pape place une personne au rang des «bienheureux» et la canonisation celui par lequel il l’inscrit sur la liste officielle des saints. L’élu bénéficie d’un jour de fête au calendrier...