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Actualités - Chronologies

Le Bayern a refait le coup de Manchester

Malgré une domination constante mardi en demi-finale aller de la Ligue des champions de football, le Real Madrid s’est heurté à une équipe du Bayern Munich parfaitement organisée qui a su profiter d’une erreur de défense pour revenir du Bernabeu avec la victoire (1-0) et prendre ainsi une sérieuse option sur la finale. En tissant une véritable toile d’araignée devant les buts d’un Oliver Kahn, auteur de plusieurs arrêts déterminants, le Bayern a «garé l’autobus de l’équipe devant le but», selon le propos imagé des supporteurs du Real. Les statistiques du match sont édifiantes. Le Real est rentré 66 fois dans la surface allemande, a possédé le ballon 63 % du temps, s’est créé 23 occasions de buts et n’a été acculé dans son tiers de terrain que pendant 8 min 34 secondes. Pourtant, c’est le Bayern qui a arraché la victoire sur un lointain tir réflexe du Brésilien Giovane Elber et à une bourde du gardien espagnol Iker Casillas «surpris par un rebond bizarre». Figo muselé «Nous avons très, très bien défendu. Nous avions comme mission de ne pas leur laisser d’espace et nous avons réussi dans notre mission», explique un des deux Français du Bayern, Bixente Lizarazu, opérant dans une position en piston légèrement devant sa défense. Luis Figo de son côté, parfaitement muselé par Willy Sagnol, n’a jamais pu peser sur la défense bavaroise, à une exception près lors d’une percée plein axe. Le résultat de cette tenaille c’est que Raul, orphelin de Fernando Morientes, blessé, n’a pratiquement pas eu de ballon propre à jouer et s’est retrouvé isolé. Ainsi, la défense bavaroise, souvent critiquée en raison d’une certaine lourdeur, n’a pas encaissé le moindre but en trois matches européens de haut niveau contre Manchester United (deux fois), puis à Madrid contre les champions d’Europe. Seule ombre au tableau pour le Bayern, Stefan Effenberg, averti mardi soir, sera suspendu pour le match retour. Ottmar Hitzfeld a bien retenu la leçon de l’an dernier et a mis au point un schéma tactique qui a neutralisé les attaquants d’un Real qui n’avait jamais perdu à domicile cette saison. Mais l’entraîneur allemand ne fait pas de triomphalisme pour autant. «Les chances de se qualifier sont toujours de 50-50, parce que le Real est capable de gagner en déplacement», estime-t-il, même si Manchester a déjà éprouvé la difficulté de cette tâche. Iker Casillas, décisif la saison dernière mais fautif mardi, rappelle : «L’année dernière, on avait fait 0 à 0 contre Manchester United ici au Bernabeu et ensuite on avait gagné 3 à 2 en Angleterre. Si on fait ce même résultat en Allemagne, on se qualifie». Mais il faudra toutefois que les Madrilènes se montrent beaucoup plus réalistes pour espérer se qualifier pour leur deuxième finale consécutive.
Malgré une domination constante mardi en demi-finale aller de la Ligue des champions de football, le Real Madrid s’est heurté à une équipe du Bayern Munich parfaitement organisée qui a su profiter d’une erreur de défense pour revenir du Bernabeu avec la victoire (1-0) et prendre ainsi une sérieuse option sur la finale. En tissant une véritable toile d’araignée devant les buts d’un Oliver Kahn, auteur de plusieurs arrêts déterminants, le Bayern a «garé l’autobus de l’équipe devant le but», selon le propos imagé des supporteurs du Real. Les statistiques du match sont édifiantes. Le Real est rentré 66 fois dans la surface allemande, a possédé le ballon 63 % du temps, s’est créé 23 occasions de buts et n’a été acculé dans son tiers de terrain que pendant 8 min 34 secondes. Pourtant, c’est le Bayern...