Heureux les pays dont la mémoire s’applique à soigner les valeurs et les talents qui ont fait leur histoire. À Granville, en Normandie, l’ancienne propriété de la famille Dior, dotée d’un jardin, située au sommet d’une falaise, offre un inégalable panorama sur la baie Saint-Michel et les îles anglo-normandes. Après une première étape de mise en valeur de la demeure familiale du grand couturier, afin qu’elle devienne un musée (1992 à 1997), la restauration du jardin créé par Christian Dior et sa mère, basée sur des documents photographiques des années 1910 à 1930, vient de se terminer. Pour marquer cette renaissance, une exposition du 20 mai au 30 septembre 2001 offrira l’occasion de découvrir le lien entre cette ambiance particulièrement évocatrice et les créations de celui qui a marqué d’un sceau indélébile la mode du XXe siècle. Lui-même, de son vivant, décrivait «les jeux de lumière et de couleurs dans la villa, les vitraux rouges et jaunes de la salle à manger, les verreries diaprées de Venise. La collection d’hiver s’élabore du temps des lilas et des cerises ; la collection d’été à la chute des feuilles ou des premiers flocons de neige. Comme ma mère adorait les plantes vertes on avait, sans le moindre souci d’harmonie, bosselé la façade d’une protubérance : le jardin d’hiver aux ferrures 1900...». Lieux, robes et personnages Soucieux de respecter avec une fidélité absolue l’esprit des lieux et l’inspiration du créateur, les organisateurs placent chacune des tenues créées par Dior dans l’ambiance qui l’a fait naître. Ainsi, la robe créée en 1956 pour la duchesse de Windsor («Surprise») ou le long fourreau de satin rebrodé de lilas, jade et lavande («Alcée»), ou encore «Althéa», la robe parée d’une orchidée géante en dentelle noire sont exposés au rez-de-chaussée «aux rayons estampes japonaises, soieries brodées de fleurs et d’oiseaux fantastiques». Replacés dans l’ambiance des lieux qui les ont inspirés, les modèles acquièrent une nouvelle présence, bien plus intemporelle que celle d’un vêtement.
Heureux les pays dont la mémoire s’applique à soigner les valeurs et les talents qui ont fait leur histoire. À Granville, en Normandie, l’ancienne propriété de la famille Dior, dotée d’un jardin, située au sommet d’une falaise, offre un inégalable panorama sur la baie Saint-Michel et les îles anglo-normandes. Après une première étape de mise en valeur de la demeure familiale du grand couturier, afin qu’elle devienne un musée (1992 à 1997), la restauration du jardin créé par Christian Dior et sa mère, basée sur des documents photographiques des années 1910 à 1930, vient de se terminer. Pour marquer cette renaissance, une exposition du 20 mai au 30 septembre 2001 offrira l’occasion de découvrir le lien entre cette ambiance particulièrement évocatrice et les créations de celui qui a marqué d’un sceau...
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