Le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ont appelé les pays développés à augmenter leur aide aux pays pauvres, en indiquant que les initiatives d’allègement de la dette ne pouvait représenter la seule réponse à la lutte contre la pauvreté. «La communauté internationale doit apporter un soutien solide, non seulement par l’intermédiaire des engagements actuels pour l’allègement de la dette mais aussi par l’intermédiaire d’une augmentation de l’aide et de meilleures opportunités commerciales», a souligné le communiqué de la réunion dimanche à Washington du Comité de développement de la BM du Comité monétaire et financier international du Fonds monétaire international (CMFI). Le FMI et la Banque mondiale gèrent en commun l’initiative pour l’allègement de la dette des pays pauvres très endettés (HIPC/PPTE) qui doit permettre à une trentaine de pays parmi les plus pauvres de la planète de bénéficier de substantiels allègements de dette. Actuellement, 22 pays bénéficient de ces allègements portant sur un montant total de dette de 34 milliards de dollars. «Nous réaffirmons que les allègements de dette dans le cadre de l’initiative HIPC/PPTE doivent s’ajouter à l’assistance officielle qui doit être apportée dans des conditions avantageuses ou par l’intermédiaire de dons», souligne le communiqué. Dans son dernier rapport sur la pauvreté dans le monde publié dimanche, la BM a rappelé que seuls la Norvège, le Danemark, les Pays-Bas et la Suède répondent à l’objectif de consacrer au moins 0,7 % de leur Produit intérieur brut (PIB) à l’aide au développement. La moyenne pour l’ensemble des pays industrialisés est de 0,24 % et les États-Unis n’y accordent que 0,1 %, a indiqué la Banque mondiale. Le comité de développement a également souligné dans son communiqué que «dans des circonstances exceptionnelles, quand des facteurs exogènes provoquent des changements dans les données fondamentales d’un pays, il existe dans le cadre de l’initiative HIPC/PPTE (...) les moyens d’apporter des allègements de dette supplémentaires». Selon l’organisation Drop the Debt (laissez tomber la dette), «cela ouvre la porte à des annulations de dette pour les pays touchés par des chocs économiques extérieurs, les fluctuations des prix des matières premières et des situations d’urgence comme l’épidémie de sida». Dans un communiqué diffusé à Washington, Drop the Debt affirme toutefois que «cela ne répond pas aux souhaits de progrès nécessaires pour mettre fin à la crise de la dette dans les pays les plus pauvres». Oxfam, une autre organisation non gouvernementale (ONG) luttant pour des allègements de dette, a également déploré l’absence de progrès enregistrés à Washington sur ce thème en soulignant qu’elle en attendait maintenant lors de la réunion du G8 (les sept pays les plus industrialisés plus la Russie) à Gênes (Italie) en juillet.
Le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ont appelé les pays développés à augmenter leur aide aux pays pauvres, en indiquant que les initiatives d’allègement de la dette ne pouvait représenter la seule réponse à la lutte contre la pauvreté. «La communauté internationale doit apporter un soutien solide, non seulement par l’intermédiaire des engagements actuels pour l’allègement de la dette mais aussi par l’intermédiaire d’une augmentation de l’aide et de meilleures opportunités commerciales», a souligné le communiqué de la réunion dimanche à Washington du Comité de développement de la BM du Comité monétaire et financier international du Fonds monétaire international (CMFI). Le FMI et la Banque mondiale gèrent en commun l’initiative pour l’allègement de la dette des pays pauvres...
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