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Actualités - Chronologies

Une date butoir plus symbolique que révélatrice

La tradition d’évaluer l’action d’un président américain au bout de cent jours, vieille de près de 70 ans, n’a selon les experts qu’une valeur symbolique et ne préfigure en rien du bilan final de l’hôte de la Maison-Blanche, en dépit du battage médiatique dont elle est désormais entourée. Elle est née en 1933 avec le démocrate Franklin Delano Roosevelt, arrivé au pouvoir aux jours les plus noirs de la grande Dépression. En cent jours, le président du «New Deal» avait présenté au Congrès 16 lois de grande importance, remis sur pied le système bancaire, abandonné l’étalon or et dévalué le dollar, avant de lancer de grands travaux pour résorber le chômage. Depuis, explique Stephen Hess, expert de la présidence à la Brookings Institution de Washington, la tradition des 100 jours est restée, même si «elle n’a quasiment aucun sens et n’est pas un bon indicateur de ce qu’accomplit un président». L’Administration Bush aurait d’ailleurs préféré marquer les 180 jours de George W. Bush le 18 juillet. Elle s’est cependant pliée de bonne grâce à la tradition des 100 jours, le président accordant notamment des interviews télévisées à toutes les grandes chaînes de télévision. La Maison-Blanche a également précisé qu’en 100 jours, entre le 20 janvier et le 29 avril, M. Bush avait ainsi reçu et rencontré 20 chefs d’État, s’était rendu dans 26 États américains et deux pays étrangers (le Mexique et le Canada). Il a également rencontré 298 membres du Congrès et nommé 181 membres de son administration. Les cent jours permettent de «prendre du recul et de partager ce que nous avons accompli», a déclaré une porte-parole de la Maison-Blanche, Claire Buchan. «Je ne sais pas si nous avons compté ses coupes de cheveux, mais nous avons noté tous les progrès qu’il a faits dans ses efforts pour changer le ton à Washington», a-t-elle ajouté. Selon Steve Hess, quand quelqu’un est élu à la présidence, il lui faut beaucoup apprendre, mais «parfois c’est juste de la chance et George W. Bush est un homme qui a de la chance».
La tradition d’évaluer l’action d’un président américain au bout de cent jours, vieille de près de 70 ans, n’a selon les experts qu’une valeur symbolique et ne préfigure en rien du bilan final de l’hôte de la Maison-Blanche, en dépit du battage médiatique dont elle est désormais entourée. Elle est née en 1933 avec le démocrate Franklin Delano Roosevelt, arrivé au pouvoir aux jours les plus noirs de la grande Dépression. En cent jours, le président du «New Deal» avait présenté au Congrès 16 lois de grande importance, remis sur pied le système bancaire, abandonné l’étalon or et dévalué le dollar, avant de lancer de grands travaux pour résorber le chômage. Depuis, explique Stephen Hess, expert de la présidence à la Brookings Institution de Washington, la tradition des 100 jours est restée, même...