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Actualités - Chronologies

Stratégies - Hollywood et le Pentagone

– Il ne faut pas pousser le parallèle trop loin. Mais il se trouve que le film de Roger Donaldson, 13 Days, est actuellement sur les écrans, remettant en mémoire la crise des missiles soviétiques à Cuba (en octobre 62), alors que l’affaire de l’avion-espion US retenu en Chine n’a pas encore trouvé une «complète» conclusion (1). Le contexte d’aujourd’hui est – heureusement – moins dangereux, mais il est toujours question de négociations, d’exigences et de marchandages, de contacts plus ou moins discrets. La diplomatie – c’est sans doute son seul point commun avec la génie – est souvent une longue patience. – À Hollywood, on a toujours aimé traiter les situations de ce genre: peut-être la crise américano-chinoise fera-t-elle un jour l’objet d’un film, qui sait?! Le péril nucléaire, les réactions provocantes de certains hauts responsables militaires du Pentagone ont été évoqués – directement – dans de nombreux films. Voir, en particulier, le célèbre Dr. Strangelove, de Stanley Kubrick (64), et le plus sérieux Fail-Safe, de Sidney Lumet (même année). Sans oublier le film curieusement méconnu, de Robert Aldrich, Twilight’s Last Gleaming (77). Plus près de nous (en 97), on a noté les pratiques étranges décrites dans Wag the Dog, de Barry Levinson, où la télévision diffusait les images d’une guerre... virtuelle. Ce qui nous amène à la politique elle-même. Les dérives de généraux américains mécontents de leur gouvernement? Elles sont le sujet même du film remarquable de John Frankenheimer, Seven Days in May (64 encore – décidément!...). Des militaires, conduits par Burt Lancaster, menaçaient d’un coup d’État (pas moins!) le président des États-Unis (Frédric March). Le complot, bien sûr, échouait. C’est la force d’Hollywood d’oser évoquer des thèmes aussi sensibles. Et cela, on doit le reconnaître. (1): du moins à la date où a été rédigé cet article (22/4). G. -P.
– Il ne faut pas pousser le parallèle trop loin. Mais il se trouve que le film de Roger Donaldson, 13 Days, est actuellement sur les écrans, remettant en mémoire la crise des missiles soviétiques à Cuba (en octobre 62), alors que l’affaire de l’avion-espion US retenu en Chine n’a pas encore trouvé une «complète» conclusion (1). Le contexte d’aujourd’hui est – heureusement – moins dangereux, mais il est toujours question de négociations, d’exigences et de marchandages, de contacts plus ou moins discrets. La diplomatie – c’est sans doute son seul point commun avec la génie – est souvent une longue patience. – À Hollywood, on a toujours aimé traiter les situations de ce genre: peut-être la crise américano-chinoise fera-t-elle un jour l’objet d’un film, qui sait?! Le péril nucléaire, les...