L’un des problèmes écologiques majeurs causés par les fermes de poulets est celui des déchets, liquides et solides. «Pour obtenir une licence, il faut avoir les moyens de canaliser l’eau et de la recycler», nous apprend Alfred Moukarzel, propriétaire d’une ferme de poulets de moyenne envergure. «Malheureusement, un grand nombre de fermes sont opérationnelles sans permis dans des zones résidentielles, et elles sont très polluantes. Nous possédons les lois qu’il faut au Liban, et si elles étaient appliquées avec rigueur, nous aurions obtenu un résultat bien plus satisfaisant». La seule solution acceptable pour les restes d’animaux demeure, selon Zouhair Berro, président de l’Association de protection du consommateur, l’incinération. Mais le problème est national, comme on nous l’assure à Schuman. «L’État avait promis d’acquérir un incinérateur pour les déchets d’animaux de toutes les fermes, ce qui explique pourquoi nous n’avons pas trouvé une solution qui nous est propre», dit Nabil Schuman, directeur général. «Mais l’achat de cet appareil tarde à se concrétiser. Entre-temps, nous sommes obligés de payer à un organisme spécialisé qui se charge des déchets solides». Il faut préciser que les déchets des fermes de poulets sont le plus souvent incinérés en plein air. Moussa Freiji, propriétaire des fermes Tanmia avait cru, lui, trouver la solution idéale : la transformation des déchets solides en farine animale même si, selon ses dires, «elle n’était pas servie aux poulets». Son usine a été fermée il y a quelques mois par le Bureau de protection du consommateur, ce qui avait fait éclater un scandale auquel Tanmia avait répondu, en criant au malentendu. Mais M. Freiji insiste toujours qu’il s’agit là de la méthode la plus efficace qui soit. «Incinérer des restes de poulets est très difficile puisqu’ils sont composés pour la plus grande partie d’eau», dit-il. «Fabriquer de la farine animale ne signifie pas nécessairement en nourrir les bêtes. Elle peut être utilisée comme engrais». C’est ce que réfute catégoriquement M. Berro. «Employer la farine animale comme engrais risquerait de répandre d’éventuelles maladies sur les terres», estime-t-il. «Par contre, l’incinération ou l’utilisation des déchets pour la combustion sont possibles. Cette dernière méthode a été tentée en Europe sans soulever de protestations de la part des écologistes». L’affaire des déchets animaux n’est qu’un des maillons de la chaîne des problèmes de déchets, irrésolus dans le pays.
L’un des problèmes écologiques majeurs causés par les fermes de poulets est celui des déchets, liquides et solides. «Pour obtenir une licence, il faut avoir les moyens de canaliser l’eau et de la recycler», nous apprend Alfred Moukarzel, propriétaire d’une ferme de poulets de moyenne envergure. «Malheureusement, un grand nombre de fermes sont opérationnelles sans permis dans des zones résidentielles, et elles sont très polluantes. Nous possédons les lois qu’il faut au Liban, et si elles étaient appliquées avec rigueur, nous aurions obtenu un résultat bien plus satisfaisant». La seule solution acceptable pour les restes d’animaux demeure, selon Zouhair Berro, président de l’Association de protection du consommateur, l’incinération. Mais le problème est national, comme on nous l’assure à Schuman....
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