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Actualités - Chronologies

Gentleman Tim est devenu un terrien

Avec sa tenue blanche impeccable et son jeu de service volée de «public school», Tim Henman était l’archétype du gentleman des courts destiné à ronger son frein sur terre battue. Sa victoire 2-6, 7-6, 6-1, hier sur Albert Costa en huitième de finale du tournoi de tennis de Monte-Carlo, traduit la métamorphose du Britannique, qui n’avait jusqu’alors jamais gagné un match en principauté. Même s’il avait compté une balle de match contre le Brésilien Fernando Meligeni voilà deux ans sur le court central monégasque, le double demi-finaliste de Wimbledon avait tendance ces dernières saisons à faire les mauvais choix sur une surface qui représentait pour lui un vrai choc culturel. Revenir puis l’emporter dans un match empoisonné face à un ancien finaliste de l’épreuve, qui est passé à deux points du match : voilà peut-être le déclic qui persuadera Henman que les deux mois annuels passés sur terre battue sont autre chose qu’un long calvaire. «Je mentirais en disant que je ne me suis pas surpris moi-même. Mais je joue bien en ce moment et j’ai l’impression de vraiment faire du mal au joueur que j’ai en face», a déclaré le numéro un anglais, qui avait battu aux tours précédents deux autres bons spécialistes de la surface, Fabrice Santoro et Gaston Gaudio. Sans entraîneur Pendant un set contre Costa, l’Anglais est retombé dans ses anciens travers. «Je me suis accroché, mais je pense qu’au début, j’ai essayé de trop bien jouer», a-t-il dit. «J’ai joué un second set beaucoup plus régulier et j’ai surtout très bien négocié le tie-break. Passer de 4-2 à 5-4, je pense que psychologiquement, ça l’a détruit. Le troisième set fut parfait», a ajouté Henman. Débordé, Costa a en effet dû se contenter de sauver sept balles de match avant d’accorder au Britannique aux faux airs d’étudiant d’Eton une poignée de main qui ressemblait fort à un certificat d’aptitude à jouer sur la surface. «Quand tu regardes ce qu’il a fait sur terre battue – il a gagné 11 tournois dont un Masters Series sur cette surface –, pour moi, le battre est très important», a confié Henman. Son prochain tour contre Cédric Pioline ou Hicham Arazi, deux surdoués de la surface, s’annonce encore plus délicat. «Ça va être encore plus difficile, mais mon approche ne sera pas différente. Je vais continuer à jouer mon jeu». Personne ne pourra le faire dévier de cette nouvelle ligne de conduite, puisque Henman n’a plus d’entraîneur, ayant décidé de se séparer de David Felgate. «Mais cela ne me gêne pas. C’est un sport égoïste. Mon jeu ne concerne que moi. Si je gagne, j’ai les honneurs, et si je perds, c’est de ma faute», a-t-il assuré. Et puis il n’oublie pas avoir déjà gagné ce tournoi voilà deux ans. En double, associé à Olivier Delaître... Un travail souterrain qui paie maintenant sur terre.
Avec sa tenue blanche impeccable et son jeu de service volée de «public school», Tim Henman était l’archétype du gentleman des courts destiné à ronger son frein sur terre battue. Sa victoire 2-6, 7-6, 6-1, hier sur Albert Costa en huitième de finale du tournoi de tennis de Monte-Carlo, traduit la métamorphose du Britannique, qui n’avait jusqu’alors jamais gagné un match en principauté. Même s’il avait compté une balle de match contre le Brésilien Fernando Meligeni voilà deux ans sur le court central monégasque, le double demi-finaliste de Wimbledon avait tendance ces dernières saisons à faire les mauvais choix sur une surface qui représentait pour lui un vrai choc culturel. Revenir puis l’emporter dans un match empoisonné face à un ancien finaliste de l’épreuve, qui est passé à deux points du match :...