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Actualités - Chronologies

Formule 1 - GP de Saint-Marin - Coup d’arrêt pour Ferrari

São Paulo ne devait être qu’un accident de parcours, un simple accroc dans une impressionnante série. Le Grand Prix de Saint-Marin de Formule 1, sur les terres de la Scuderia, a confirmé la tendance, marqué un rude coup d’arrêt pour Ferrari dimanche à Imola. Sept «poles», six victoires consécutives, Michael Schumacher paraissait intouchable, la Scuderia imbattable. Et au soir de la Malaisie, il y a un mois, la F1 s’interrogeait. Le championnat ne serait-il qu’un cavalier seul du triple champion du monde, de l’équipe italienne ? En deux courses, tout a été remis en cause. David Coulthard (McLaren-Mercedes) est venu mettre à mal la superbe du «Baron rouge» au Brésil. Ralf Schumacher (Williams-BMW), le petit frère, s’est invité dans la bataille à Saint-Marin... Et l’Écossais en a profité pour rejoindre Michael Schumacher en tête du championnat du monde. «Ce sera une saison très ouverte. Il est clair aujourd’hui que la bataille aura lieu entre trois équipes et deux manufacturiers», reconnaissait Jean Todt, le directeur sportif de Ferrari. «Je dois dire que nos rivaux ont refait le retard qu’ils avaient sur nous», admettait pour sa part le triple champion du monde. Dès lors, c’est un nouveau championnat qui semble se dessiner dès Barcelone la semaine prochaine. Et ce n’est pas la libéralisation de l’électronique, l’utilisation enfin légalisée de l’antipatinage, qui pourrait remettre la hiérarchie en cause. Le duel Mercedes-BMW McLaren-Mercedes revenue au niveau de Ferrari, Williams-BMW et Michelin qui rentrent dans la danse, la lutte s’annonce serrée. D’autant plus que David Coulthard, hier inconstant, a trouvé plénitude et confiance. Une victoire, deux 2es place, une 3e, l’Écossais effectue un remarquable début de saison. Michael Schumacher, qui dédaignait son rival Britannique, qui ne voulait voir que Mika Hakkinen pour unique adversaire dans la course au titre, change peu à peu d’attitude vis-à-vis de Coulthard. Face aux échéances prochaines et conscientes de l’intensité des luttes à venir, toutes les écuries vont préparer les futurs rendez-vous cette semaine. La Scuderia à Foriano et à Mugello, les autres à Silverstone. De la justesse et du nombre des développements tout au long de la saison dépendra en effet l’issue de la course aux victoires, au titre. «Le championnat est encore long. Je suis certain que nous serons très compétitifs au plus haut niveau», déclarait Michael Schumacher dimanche soir. Le triple champion du monde va toutefois devoir faire face au duel, à la lutte acharnée qui va maintenant opposer les constructeurs allemands, Mercedes et BMW, concurrents directs sur le marché. BMW rêve de détrôner son rival. Et Mercedes ne compte pas rester sans réaction. Cette bataille est à même de placer la barre haut, très haut. Et compliquer un peu plus la tâche de Ferrari dans son désir de conserver ses titres mondiaux.
São Paulo ne devait être qu’un accident de parcours, un simple accroc dans une impressionnante série. Le Grand Prix de Saint-Marin de Formule 1, sur les terres de la Scuderia, a confirmé la tendance, marqué un rude coup d’arrêt pour Ferrari dimanche à Imola. Sept «poles», six victoires consécutives, Michael Schumacher paraissait intouchable, la Scuderia imbattable. Et au soir de la Malaisie, il y a un mois, la F1 s’interrogeait. Le championnat ne serait-il qu’un cavalier seul du triple champion du monde, de l’équipe italienne ? En deux courses, tout a été remis en cause. David Coulthard (McLaren-Mercedes) est venu mettre à mal la superbe du «Baron rouge» au Brésil. Ralf Schumacher (Williams-BMW), le petit frère, s’est invité dans la bataille à Saint-Marin... Et l’Écossais en a profité pour rejoindre...