Réputée pour son sens de la provocation, la chorégraphe sud-africaine Robyn Orlin présente pour la première fois à Paris Daddy...., florilège de saynètes où le mauvais goût le dispute au burlesque, plaidoirie contre le «politiquement correct». Daddy, I’ve seen this piece six times before and I still don’t know why they’re hurting each other... (Papa, j’ai déjà vu cette pièce six fois, et je ne sais toujours pas pourquoi ils se font mal) a été présenté l’année dernière aux rencontres de la danse de Seine-Saint-Denis, près de Paris, où la chorégraphe se présentait pour la première fois en France. Un cygne à la peau noire, en tutu, qui se poudre de blanc et dessine sur la scène ses traces de pas, une superbe silhouette vêtue d’un fuseau rouge, portant des objets incongrus sur la tête, un travelo en slip panthère, des canards mécaniques, des piles d’assiettes en plastique, la pièce va à contre-courant des modèles dominants de la danse. Daddy... n’a rien de conventionnel, y compris dans la configuration de la scène. Le public, en nombre forcément restreint, est debout sur la scène, entourant une estrade, ou une sorte de ring. Les danseurs s’occupent eux-mêmes des lumières, des spots qu’ils tiennent à la main, dont ils changent les ampoules de couleur. Ils sont laissés à eux-mêmes, l’un d’eux essayant désespérément de maintenir une certaine tenue. La chorégraphe en effet, comprend-on, est en retard, les spectateurs sont là, le directeur du théâtre va être mécontent, il faut faire avec ou plutôt sans.
Réputée pour son sens de la provocation, la chorégraphe sud-africaine Robyn Orlin présente pour la première fois à Paris Daddy...., florilège de saynètes où le mauvais goût le dispute au burlesque, plaidoirie contre le «politiquement correct». Daddy, I’ve seen this piece six times before and I still don’t know why they’re hurting each other... (Papa, j’ai déjà vu cette pièce six fois, et je ne sais toujours pas pourquoi ils se font mal) a été présenté l’année dernière aux rencontres de la danse de Seine-Saint-Denis, près de Paris, où la chorégraphe se présentait pour la première fois en France. Un cygne à la peau noire, en tutu, qui se poudre de blanc et dessine sur la scène ses traces de pas, une superbe silhouette vêtue d’un fuseau rouge, portant des objets incongrus sur la tête, un travelo en...
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