Depuis plus d’un siècle, plus précisément depuis 1888, la De Beers a régné dans l’univers du diamant. Fondée par Cecil Rhodes, en Afrique du Sud, dotée d’un siège à Londres jusqu’au début des années 96, la puissante compagnie sud-africaine commercialisait 80% des diamants vendus dans le monde. Mais en perdant le monopole d’achat des gemmes en Russie, en Angola, au Zaïre et en Australie, la De Beers se trouve confrontée à une situation, autant politique qu’économique, qu’elle maîtrise mal. Quoique le premier producteur mondial de diamants, le Botswana, ait prolongé de cinq ans, en août 1996, le contrat de la commercialisation exclusive de ses gemmes par la De Beers, la puissante compagnie ne contrôlait plus que 60% du marché du diamant brut mondial. En 2000, se séparant de plus de 50% du stock de ses diamants, la Dr Beers annonce sa transformation en compagnie minière. Une compagnie qui dispose toutefois d’un assez important trésor pour tenter la reconquête du marché mondial. Elle réussit ainsi, en août 2000, une Offre publique d’achat (OPA) sur une société minière canadienne (Winspear). Quelques mois plus tard, en janvier 2001, elle annonce son alliance avec le groupe français du luxe LVMH pour la commercialisation de joaillerie sous la marque De Beers. Tout devient clair si on sait que, selon les prévisions et les évaluations d’experts, 10 à 15% des diamants destinés à la fabrication de bijoux devraient provenir du Grand nord canadien. Ultime étape, en février passé, la De Beers et le groupe minier anglo-américain ont annoncé leur fusion, assurant à la famille Oppenheimer 45% de la multinationale du diamant canadien.
Depuis plus d’un siècle, plus précisément depuis 1888, la De Beers a régné dans l’univers du diamant. Fondée par Cecil Rhodes, en Afrique du Sud, dotée d’un siège à Londres jusqu’au début des années 96, la puissante compagnie sud-africaine commercialisait 80% des diamants vendus dans le monde. Mais en perdant le monopole d’achat des gemmes en Russie, en Angola, au Zaïre et en Australie, la De Beers se trouve confrontée à une situation, autant politique qu’économique, qu’elle maîtrise mal. Quoique le premier producteur mondial de diamants, le Botswana, ait prolongé de cinq ans, en août 1996, le contrat de la commercialisation exclusive de ses gemmes par la De Beers, la puissante compagnie ne contrôlait plus que 60% du marché du diamant brut mondial. En 2000, se séparant de plus de 50% du stock de ses...
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