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Actualités - Chronologies

Guy Forget voit l’avenir en rose

Guy Forget avait le triomphe modeste dimanche soir, après la qualification à l’arraché (3-2) de l’équipe de France de tennis pour le dernier carré de la Coupe Davis aux dépens de la Suisse. Bien que reconnaissant avoir «vieilli de dix ans» durant son week-end à Neuchâtel, le capitaine n’en affichait pas moins un optimisme plutôt inhabituel pour cet introverti, après que Nicolas Escudé eut apporté le point de la victoire en sauvant une balle de match. «En demi-finale contre les Pays-Bas, même avec (Richard) Krajicek, je pense que nous avons un bon coup à jouer. Sincèrement, je pense que la finale est à notre portée. Avec beaucoup de volonté et de confiance, nous pouvons nous imposer là-bas», affirmait-il peu avant que ne retentissent les douze coups de minuit. Pas de fanfaronnade dans cette déclaration, simplement le sentiment du capitaine d’avoir à sa disposition une équipe capable de tous les exploits, portée par les «minots» – Arnaud Clément, Sébastien Grojean et dans une moindre mesure, Nicolas Escudé – et épaulée par les anciens, Cédric Pioline et Fabrice Santoro. «La force de cette équipe, c’est la solidarité, le respect des uns envers les autres, la volonté de se retrouver pour avancer ensemble pour le bien du groupe. En plus, ce sont de très bons joueurs de tennis», explique-t-il. «Je suis fier du comportement des garçons. Je les ai vus travailler huit jours, sans jamais une réflexion désagréable entre l’un ou l’autre, sans jamais se plaindre d’un réveil trop matinal ou d’une séance difficile, prêts à tout donner pour le groupe». Guy Forget s’interrogeait même sur les raisons qui avaient pu faire que cela n’ait pas toujours été le cas dans le passé, y compris quand lui-même, double vainqueur de l’épreuve, jouait en Coupe Davis. Son équipe a donc des forces, mais aussi des faiblesses, à commencer par le double, qui a pourtant longtemps été le point fort des Français. Aujourd’hui, il dispose d’une paire improvisée en début de saison, avec Fabrice Santoro, pilier et seul spécialiste en la matière, associé à Cédric Pioline, trop peu enclin à s’y consacrer davantage. La question du double «Notre double à des limites et c’est là où l’investissement de tous dans l’équipe doit être supérieur. Il faut qu’ils pratiquent le double plus souvent, c’est à ce prix-là qu’on aura une bonne équipe. Seul Fabrice le joue vraiment régulièrement», regrette le capitaine, qui fut en son temps numéro un mondial de la spécialité tout en faisant une très bonne carrière en simple. «Je suis convaincu que Cédric peut faire un grand joueur de double. Contre la Suisse, cela s’est joué à deux ou trois points. Si il avait eu derrière lui dix ou quinze doubles joués cette année sur le circuit, on aurait pu plier la rencontre 3-0 dès samedi. Quant à le convaincre de le faire, il y a des choses possibles et d’autres plus difficiles...» De même, Guy Forget pense que Clément et Escudé gagneraient à s’y consacrer un peu plus, à faire ce que lui-même appelle «un sacrifice». Guy Forget voit malgré tout l’avenir en rose, mais aussi en orange, couleur des futurs adversaires de la France. Et s’il dit le coup «jouable», il sait aussi que d’ici à fin septembre, tout peut arriver. «D’ici là, je verrai les joueurs à de nombreuses reprises, même en dehors des tournois. Mais je ne sais pas comment je vais les récupérer pour la rencontre. À eux de se préparer avec leurs entraîneurs respectifs qui font un boulot formidable, mais nous, nous ne savons jamais dans quel état de forme nous allons les récupérer», rappelle-t-il en guise d’avertissement. «Avec Thierry (Tulasne) et Georges (Deniau), les entraîneurs, on récupère un groupe dans un état donné. En huit jours, on essaye de leur apporter un petit plus, mais ce n’est qu’un infime pourcentage du travail qu’ils effectuent tout au long de l’année». D’ici le prochain rendez-vous en Coupe Davis, tous auront disputé trois nouveaux tournois du Grand Chelem, à commencer par Roland-Garros, avant d’enchaîner sur Wimbledon et la tournée américaine qui s’achève par l’US Open. Un programme chargé qui mettra les organismes à rude épreuve et les nerfs à vif pour beaucoup d’entre eux. À Guy Forget alors de reprendre les choses en mains pour retrouver «solidarité, respect, confiance et volonté».
Guy Forget avait le triomphe modeste dimanche soir, après la qualification à l’arraché (3-2) de l’équipe de France de tennis pour le dernier carré de la Coupe Davis aux dépens de la Suisse. Bien que reconnaissant avoir «vieilli de dix ans» durant son week-end à Neuchâtel, le capitaine n’en affichait pas moins un optimisme plutôt inhabituel pour cet introverti, après que Nicolas Escudé eut apporté le point de la victoire en sauvant une balle de match. «En demi-finale contre les Pays-Bas, même avec (Richard) Krajicek, je pense que nous avons un bon coup à jouer. Sincèrement, je pense que la finale est à notre portée. Avec beaucoup de volonté et de confiance, nous pouvons nous imposer là-bas», affirmait-il peu avant que ne retentissent les douze coups de minuit. Pas de fanfaronnade dans cette déclaration,...