Rugby - Tournoi des six nations - Dernière étape avant la trêve
le 07 avril 2001 à 00h00
La cinquième journée du Tournoi des six nations de rugby, disputée samedi et dimanche, qui devait être la dernière de l’édition 2001, précède une trêve d’au moins cinq mois due à l’épizootie de fièvre aphteuse. Seules deux rencontres, Angleterre-France, aujourd’hui à Twickenham, et Italie-pays de Galles, demain à Rome, vont être disputées. La troisième, Écosse-Irlande, a été repoussée à l’automne prochain, à la demande du gouvernement irlandais, soucieux d’éviter une propagation de la fièvre aphteuse. Deux autres rencontres sont susceptibles d’être jouées à partir du mois de septembre prochain : Galles-Irlande, qui aurait dû se jouer le 3 mars, et Irlande-Angleterre, initialement programmée le 24 mars. Résultat : pour la première fois depuis 1972, où des événements politiques en Irlande avaient perturbé le tournoi, la compétition pourrait ne pas aller à terme. Dimanche, à l’issue de la cinquième journée, seules l’Italie et la France auront disputé leurs cinq rencontres. À l’opposé, l’Irlande, qui, comme l’Angleterre, est invaincue, n’a joué que deux rencontres. Trois semaines après leur succès au Stade de France, les Gallois paraissent en mesure de confirmer leur redressement en Italie. L’équipe entraînée par Graham Henry semble mieux armée, notamment au niveau des lignes arrière. Cette rencontre sera également marquée par l’opposition directe entre les deux meilleurs buteurs de la planète rugby : d’un côté l’Italien Diego Dominguez, de l’autre le Gallois Neil Jenkins. Un Angleterre-France délicat et palpitant Le XV de France se voit offrir aujourd’hui à Twickenham le plus délicat et le plus palpitant défi de ce début de saison : rétablir son honneur face à sa vieille ennemie l’Angleterre après quatre matchs décevants dans le Tournoi des six nations. Les joueurs au Coq ne peuvent plus remporter le tournoi, comme ils le prévoyaient en janvier, mais ils rêvent de s’offrir un baroud d’honneur et d’empêcher leurs adversaires à la Rose de réussir un Grand Chelem qui leur échappe depuis 1995. «Ils vont jouer pour le Grand Chelem mais nous, nous n’avons rien à perdre. Ce match, quoi que l’on en dise et malgré la situation actuelle de l’équipe de France, reste le sommet du tournoi». Sans doute le XV de France n’a jamais paru aussi vulnérable que depuis ces deux dernières saisons où toutes les équipes du tournoi à l’exception de l’Italie sont venues s’imposer au Stade de France. À l’inverse, le XV d’Angleterre n’en finit pas de s’affirmer comme la nouvelle puissance mondiale, la seule capable de vraiment rivaliser avec les nations du Sud. Les hommes de Clive Woodward restent quasiment invincibles sur leur pelouse comme ont pu le constater les champions du monde australiens au mois de novembre. Les parcours respectifs des deux nations sont à ce point opposés que tous les pronostics portent raisonnablement à croire à une victoire de l’Angleterre aujourd’hui. Mais les Français sont devenus si imprévisibles que c’est avec une réelle méfiance que les Anglais attendent leurs adversaires préférés. C’est sur ce constat que les deux nations se retrouvent.
La cinquième journée du Tournoi des six nations de rugby, disputée samedi et dimanche, qui devait être la dernière de l’édition 2001, précède une trêve d’au moins cinq mois due à l’épizootie de fièvre aphteuse. Seules deux rencontres, Angleterre-France, aujourd’hui à Twickenham, et Italie-pays de Galles, demain à Rome, vont être disputées. La troisième, Écosse-Irlande, a été repoussée à l’automne prochain, à la demande du gouvernement irlandais, soucieux d’éviter une propagation de la fièvre aphteuse. Deux autres rencontres sont susceptibles d’être jouées à partir du mois de septembre prochain : Galles-Irlande, qui aurait dû se jouer le 3 mars, et Irlande-Angleterre, initialement programmée le 24 mars. Résultat : pour la première fois depuis 1972, où des événements politiques en Irlande...
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