Les objectifs ne seront pas atteints sans les USA, estiment les experts
le 06 avril 2001 à 00h00
L’objectif fixé par le protocole de Kyoto pour réduire les émissions de gaz à effets de serre de 5,2 % sur la période 2008-2012 ne pourra être atteint sans les États-Unis, ont estimé hier des experts réunis à Nairobi. «Les États-Unis émettent à peu près 20 à 25 % du total des gaz à effet de serre dans le monde, alors, s’ils ne ratifient pas le protocole de Kyoto, assurément, les émissions ne seront pas réduites en moyenne de 5 % sur la période 2008-2012», a estimé l’Américain Robert Watson, président du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec - IPCC en anglais). Ce panel réunit depuis mercredi, pour sa 17e session plénière, environ 200 scientifiques dans la capitale kényane. Le Giec est depuis sa création en 1988 l’organe international scientifique de référence en matière de changements climatiques. Il a été mis en place par le Programme des nations unies pour l’environnement (PNUE, qui siège à Nairobi) et l’Organisation météorologique mondiale (OMM), pour étudier le réchauffement planétaire et formuler des recommandations. M. Watson a replacé l’annonce de Washington dans un contexte plus large et à plus longue échéance. «Même si tous les pays ratifient le protocole de Kyoto, la persistance du changement climatique est inévitable, ce qui veut dire que l’on ne doit pas seulement chercher à le ralentir mais on doit aussi apprendre à s’y adapter», a-t-il fait remarquer lors d’une conférence de presse. «Kyoto est un premier pas pour tenter de résoudre un problème d’environnement, c’est un pas important», a-t-il expliqué. «Il n’y a rien de magique dans le chiffre de 5,2 %. Tout le monde savait que, quel que soit le chiffre arrêté à Kyoto, il ne pouvait pas remplir l’objectif final (...), celui de la stabilisation de la concentration des gaz à effet de serre à un niveau qui ne mette plus en danger particulièrement la sécurité alimentaire, la stabilité écologique et le développement économique», a précisé le président du Giec. «Cette session du Giec a mis en évidence que le processus de changement climatique s’accélère, davantage encore que ce que l’on avait anticipé il y a cinq ans», a assuré le directeur exécutif du PNUE, Klaus Toepfer, ajoutant: «Cela est l’occasion de prouver que la connaissance scientifique est une base importante pour toute décision politique».
L’objectif fixé par le protocole de Kyoto pour réduire les émissions de gaz à effets de serre de 5,2 % sur la période 2008-2012 ne pourra être atteint sans les États-Unis, ont estimé hier des experts réunis à Nairobi. «Les États-Unis émettent à peu près 20 à 25 % du total des gaz à effet de serre dans le monde, alors, s’ils ne ratifient pas le protocole de Kyoto, assurément, les émissions ne seront pas réduites en moyenne de 5 % sur la période 2008-2012», a estimé l’Américain Robert Watson, président du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec - IPCC en anglais). Ce panel réunit depuis mercredi, pour sa 17e session plénière, environ 200 scientifiques dans la capitale kényane. Le Giec est depuis sa création en 1988 l’organe international scientifique de référence en matière de...
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