Arsenal a probablement franchi un nouveau cap, mercredi soir dans son stade fétiche d’Highbury, en prenant tous les risques pour réussir à battre Valence (2-1), finaliste de la dernière Ligue des champions de football, qui menait pourtant 1-0 à la mi-temps. Contrairement à ses habitudes, Arsène Wenger, le manageur français du club londonien, avait opté d’entrée pour un dispositif résolument offensif, avec trois milieux de terrain très portés sur l’attaque, Pires, Ljungberg et Parlour, au lieu de deux. Quant au phénoménal Vieira, théoriquement milieu défensif, il se procurait la première occasion, une tête sur la barre transversale à la fin du premier quart d’heure. Il pouvait compter, derrière lui, sur une charnière centrale qui a fait ses preuves, grâce au retour en forme récent de Adams et Keown. Mais tout cela n’a pas suffi, car Valence est d’un autre calibre que Lyon ou le Spartak Moscou, alors Wenger, perdu pour perdu, n’a pas attendu le dernier quart d’heure pour renforcer son potentiel offensif. Dès la reprise, il a fait rentrer Wiltord en plus de Henry et Kanu. Arsenal a joué avec trois attaquants et aussitôt marqué deux buts, presque trois. « Sursaut d’orgueil » «Je ne sais pas si c’était mon plus grand pari depuis que je suis ici, mais il fallait que je prenne cette décision, pour qu’on pousse encore plus devant. C’est ce que je sentais, sur le moment», a expliqué Wenger, puis il s’est empressé de relativiser son rôle, et la remise en cause de son cher 4-4-2, en soulignant que c’était «la réaction collective des joueurs» qui leur avait permis de gagner le match. «Le but de Valence nous a fait mal. On a eu un sursaut d’orgueil», a résumé Pires. «On a montré qu’on avait des ressources, qu’on pouvait revenir dans un match, même quand on était menés, et avant d’aller à Valence, c’est important», a ajouté Henry. «Titi» a eu le mérite d’ouvrir le score, mais a raté ensuite le but du KO, le tout en moins de 10 minutes. Son moral n’était pas atteint, au contraire : «Ce n’est pas la première fois qu’on est menés à Highbury et qu’on arrache un résultat. C’est surtout bien sur le plan mental», a insisté le meilleur buteur du club – déjà 21 cette saison – et actuel meilleur buteur du championnat d’Angleterre à égalité avec Hasselbaink (Chelsea). Encouragé par son pari réussi, Wenger a même été jusqu’à annoncer qu’Arsenal «n’irait pas à Valence pour chercher un 0-0», mais allait devoir attaquer. La réputation du «boring (ennuyeux) Arsenal» avait déjà du plomb dans l’aile. Elle est peut-être définitivement morte, mercredi soir, dans un stade d’Highbury en feu.
Arsenal a probablement franchi un nouveau cap, mercredi soir dans son stade fétiche d’Highbury, en prenant tous les risques pour réussir à battre Valence (2-1), finaliste de la dernière Ligue des champions de football, qui menait pourtant 1-0 à la mi-temps. Contrairement à ses habitudes, Arsène Wenger, le manageur français du club londonien, avait opté d’entrée pour un dispositif résolument offensif, avec trois milieux de terrain très portés sur l’attaque, Pires, Ljungberg et Parlour, au lieu de deux. Quant au phénoménal Vieira, théoriquement milieu défensif, il se procurait la première occasion, une tête sur la barre transversale à la fin du premier quart d’heure. Il pouvait compter, derrière lui, sur une charnière centrale qui a fait ses preuves, grâce au retour en forme récent de Adams et Keown. Mais...
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