Dans deux des quatre compétitions où il souhaitait briller, Lyon a connu en deux semaines le même scénario de la désillution, seul le décor variant – Moscou pour la Ligue des champions, Strasbourg pour la Coupe de France de football. Les joueurs rhodaniens espèrent néanmoins mettre rapidement un terme à cette mauvaise série. À la mi-mars, Lyon avait été éliminé de la course aux quarts de finale de la Ligue des champions, après un match nul à Moscou (1-1). Une quinzaine de jours plus tard, Strasbourg joue le même tour à la meilleure équipe «européenne» du championnat de France 2001. La lanterne rouge du championnat de France joue sa chance à fond et obtient son passeport pour le dernier carré (3-0). «Les joueurs sont en grande partie responsables de cet échec, explique Jacques Santini, l’entraîneur lyonnais. Ils n’ont pas su être déterminants dans les moments-clés du match. Ils ont en plus manqué de rigueur défensive». Reste la Coupe de la Ligue et le championnat, objectifs désormais affichés par Jean-Michel Aulas, le président du club. «Nous avons des possibilités de nous racheter, dit-il. Nous avons nos chances en championnat même si Lille et Nantes nous précèdent de quatre points». Les futures échéances occupent déjà l’esprit des Lyonnais, qui ont envie de se racheter au plus vite. À défaut, la saison de tous les espoirs pourrait se terminer sur un goût amer d’inachevé. «Nous sommes vraiment déçus, avoue Vikash Dhorasoo, car nous étions vraiment attachés à cette compétition (la Coupe de France). Il en reste deux autres tout à fait intéressantes». Déficit de détermination «Il va falloir vite se remettre de cette douche froide, enchaîne Jérémie Bréchet. C’est la seule solution pour briller en championnat et en Ligue. Cette élimination réduit le nombre de matches, c’est une nouvelle donnée». Cette donnée peut paraître déterminante pour une formation qui disputait en Alsace son 50e match depuis le 1er aout dernier. «La coupure de quinze jours entre notre dernier match à Auxerre (victoire 3-0) et cette rencontre de Coupe de France ne nous a pas bien réussi», constate Éric Deflandre. L’OL n’a en effet pas fait valoir ses précédents atouts, notamment la cohésion, la solidarité et l’efficacité. «Le groupe habitué aux matches rapprochés n’a pas vécu depuis deux semaines ensemble, remarque Aulas. Les sélections nationales des uns et des autres peuvent aussi être la pire des choses». «Nous n’avions pas la détermination qui était notre alliée les dernières semaines», ajoute Santini. Mais Lyon ne veut pas céder à la panique. L’OL a ses chances en championnat – troisième à quatre points de Lille – et compte sur la demi-finale de la Coupe de la Ligue, face à Nantes pour repartir et ne pas terminer une saison bien remplie sans trophée. «Ils doivent rester concentrés, assure Aulas. Ils ne doivent pas se disperser. Peut-être faut-il mieux lâcher une compétition pour mieux se relancer dans une autre. Nous devons rester nous-mêmes et ne rien remettre en cause». Et Jacques Santini de conclure : «Aux joueurs, face à Monaco samedi en championnat et surtout face à Nantes, à domicile en demi-finale de la Coupe de la Ligue mardi prochain, de prouver que la rencontre de Strasbourg n’est pas le vrai visage de l’OL».
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