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Actualités - Chronologies

Éthique médicale - Guide du parfait patient

Entre l’homme qui souffre et celui qui le soigne la relation s’avère parfois difficile. L’un incarne la souffrance et l’autre détient le pouvoir du savoir et de l’action. La rencontre, fatalement, va connaître des moments difficiles... L’Agence des États-Unis pour la recherche et la protection de la santé, réalisant l’importance capitale que joue le facteur psychologique et le climat moral dans le traitement d’un état pathologique, comme aussi l’harmonie entre patient et soignant, a pris l’initiative de publier un ouvrage-guide à l’intention des «usagers des soins» mais aussi des médecins. L’objectif principal de ce mode d’emploi des soins médicaux est d’éclairer le malade en l’informant sur son droit aux soins appropriés, orientant son comportement envers l’homme de sciences et la juste évaluation de sa compétence. C’est là, certes, une démarche innovatrice qui prendra du temps avant de se généraliser et d’atteindre nos rivages. Mais il est intéressant de savoir que la relation soignant-soigné est en train d’évoluer. Sans se «désacraliser», la profession perd beaucoup de son aspect hiératique qui faisait du médecin un oracle et du malade «un pauvre patient». De nos jours, «l’usager des soins» cherche à savoir et à être convenablement informé sur son cas. Toute une littérature médicale se charge d’ailleurs de cette mise au courant. Les recours aussi se multiplient : le généraliste, le «hakim» qu’on consulte en premier. Le «spécialiste» est celui qui représente le second recours, consulté généralement à la demande du premier. Le troisième recours concerne les domaines à la pointe du progrès scientifique et technique et les médecins spécialisés dans chacun d’entre eux. Toutes ces réformes modifient radicalement la relation malade-médecin. Ainsi, pour la première fois dans l’histoire de la médecine, nous voyons paraître des guides du genre : «Comment évaluer votre médecin ?» ou encore «Comment choisir son médecin ?». Il existe même des «grilles d’évaluation», certaines spécialisations, comme s’il s’agissait d’une réparation technique courante. «Cent trente questions pour évaluer un médecin, un kiné, un professionnel de la santé», annoncent certaines maisons d’édition. Le «nouveau monde», on le constate, véhicule de nouvelles coutumes, de nouvelles approches aussi. Sans contester l’utilité de cette vulgarisation, on ne peut ignorer la part quasi sacrée de la relation entre celui qui souffre et celui qui soigne. Il y a un élément psycho-physique qui joue un rôle très important. Un fluide indéfinissable qui accomplit des miracles et soulage mieux que les plus puissantes des drogues. Il reste à mettre au point les questionnaires et les guides permettant de les déceler. Une certaine industrialisation des soins rend de plus en plus obsolète l’ancienne approche de l’homme qui souffre dans son corps. Heureusement qu’en Orient nous avons encore des médecins qui savent pratiquer la «bed side manner» prônée par les vieux médecins anglais : le comportement de sollicitude et de réconfort dont a tellement soif celui qui souffre...
Entre l’homme qui souffre et celui qui le soigne la relation s’avère parfois difficile. L’un incarne la souffrance et l’autre détient le pouvoir du savoir et de l’action. La rencontre, fatalement, va connaître des moments difficiles... L’Agence des États-Unis pour la recherche et la protection de la santé, réalisant l’importance capitale que joue le facteur psychologique et le climat moral dans le traitement d’un état pathologique, comme aussi l’harmonie entre patient et soignant, a pris l’initiative de publier un ouvrage-guide à l’intention des «usagers des soins» mais aussi des médecins. L’objectif principal de ce mode d’emploi des soins médicaux est d’éclairer le malade en l’informant sur son droit aux soins appropriés, orientant son comportement envers l’homme de sciences et la juste...