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Actualités - Chronologies

Moubarak et Chirac se concertent - sur le Proche-Orient

Le président égyptien Hosni Moubarak, en route pour Washington, a fait escale vendredi à Paris pour des concertations avec son homologue français Jacques Chirac sur la dégradation de la situation au Proche-Orient. MM. Chirac et Moubarak, qui entretiennent d’étroites relations, devaient échanger leurs vues lors d’un dîner de travail sur les moyens de mettre fin aux violences palestino-israéliennes et de relancer le dialogue entre les deux parties. «Nous sommes en pleine escalade. Ce qu’il faut faire, c’est contenir la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui, et éviter que cela empire encore», a affirmé vendredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères François Rivasseau. «La situation est aujourd’hui extrêmement grave et menace tous les acquis du processus de paix ou ce qu’il en reste. D’où l’importance de cet entretien qui intervient après le sommet arabe, et juste avant la rencontre du président Moubarak» avec le président américain George W. Bush, a pour sa part déclaré l’ambassadeur d’Égypte à Paris, Aly Maher el-Sayed. Les inquiétudes de l’Égypte sont largement partagées par Paris. Le chef de la diplomatie française Hubert Védrine – de retour d’une visite à Washington – a affirmé jeudi que la situation au Proche-Orient n’a «jamais été aussi préoccupante depuis 15 ou 20 ans». Ces questions seront de nouveau discutées mardi à Paris avec le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres, qui verra MM. Chirac et Védrine. M. Moubarak, qui entame lundi une visite aux États-Unis, sera le premier dirigeant arabe à rencontrer M. Bush depuis son arrivée à la Maison-Blanche en janvier. Ce déplacement intervient deux semaines après la visite du Premier ministre israélien Ariel Sharon à Washington. «Il est important, en ce moment crucial, que la France et l’Égypte soient sur la même longueur d’onde (...) Nous demandons un rôle accru de l’Europe qui a des atouts, surtout économiques, dans ses relations avec Israël», a ajouté M. al-Sayed. Doyen des ambassadeurs arabes en poste à Paris, M. al-Sayed fait partie des personnalités pressenties pour remplacer Amr Moussa – élu, le 28 mars, prochain secrétaire général de la Ligue arabe – à la tête de la diplomatie égyptienne. L’Égypte, premier pays arabe à avoir fait la paix avec Israël en 1979 et soutien actif de la cause palestinienne, voit d’un mauvais œil les dernières déclarations américaines qui penchent en faveur d’Israël. Pour la première fois de façon aussi nette, M. Bush a appelé jeudi nommément le président palestinien Yasser Arafat à «dénoncer à haute voix la violence d’une manière qui soit compréhensible pour les Palestiniens». Le secrétaire d’État adjoint au Proche-Orient, Edward Walker, a enfoncé le clou en déclarant : «Nous n’avons absolument rien vu de la part du président Arafat (...) pour aider à faire cesser la violence dans la région». Paris ne partage pas cette façon de ne poser le problème qu’en termes de renoncement préalable de la violence de la part des Palestiniens. «Je crois qu’il y a une sorte de sous-estimation du désespoir palestinien qui est le résultat cumulé d’années de colonisation qui ont porté la tension sur un point extrême», déclarait, il y a quelques jours, M. Védrine. Plutôt que l’envoi d’une force d’observateurs dans la région, Paris est plutôt favorable à la mise en œuvre de mesures de confiance plus concrètes, et travaille en ce sens avec ses partenaires au Conseil de sécurité de l’Onu.
Le président égyptien Hosni Moubarak, en route pour Washington, a fait escale vendredi à Paris pour des concertations avec son homologue français Jacques Chirac sur la dégradation de la situation au Proche-Orient. MM. Chirac et Moubarak, qui entretiennent d’étroites relations, devaient échanger leurs vues lors d’un dîner de travail sur les moyens de mettre fin aux violences palestino-israéliennes et de relancer le dialogue entre les deux parties. «Nous sommes en pleine escalade. Ce qu’il faut faire, c’est contenir la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui, et éviter que cela empire encore», a affirmé vendredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères François Rivasseau. «La situation est aujourd’hui extrêmement grave et menace tous les acquis du processus de paix ou ce qu’il en reste....