En cette saison préolympique, avec les deux historiques podiums en Coupe du monde de Vincent Vittoz et la douzième place aux championnats du monde de Karine Philippot, le ski de fond français a retrouvé la forme. De bonne augure à un an des Jeux olympiques de Salt Lake City. Mieux, derrière ces deux aînés encore esseulés, de jeunes pousses se placent dans le haut de la hiérarchie internationale et pointent comme la relève de l’équipe de France n’osait plus espérer. En mars 1994, Hervé Balland avait signé le dernier podium en coupe du monde : deuxième à Thunder Bay au Canada. Et, en décembre 2000, après cinq saisons en coupe du monde, Vincent Vittoz, longtemps annoncé comme «le grand espoir du ski de fond français», signait une deuxième place sur 15 km à Santa Caterina. Dans la foulée, il confirmait avec une troisième place de l’épreuve mixte à Brusson. Directeur de l’équipe de France, Jean-Pierre Burdet est satisfait de la saison de ses troupes. «Cet hiver, Vincent (Vittoz) partait pour faire au moins un podium. Résultat, il a fait un début de saison tonitruant ouvert avec une septième place sur 10 km libre fin novembre. Après, il a marqué un peu le coup. Puis il a été malade juste avant les championnats du monde», explique-t-il. «Quant à Karine (Philippot), c’est l’inverse. Avant le début de la saison, elle a voulu trop en faire à l’entraînement. Résultat, elle a mis un peu de temps à digérer ce travail mais elle signe une vraie belle performance aux championnats du monde. La saison est très positive. Elle nous a démontré que nous avions vraiment un creuset de jeunes». «Des résultats prometteurs» À l’origine de ce renouveau du fond tricolore, Jean-Pierre Burdet est surtout satisfait de la bonne tenue générale de sa jeune troupe emmenée par le Haut-Savoyard Christophe Périllat, vainqueur du classement général de la Coupe d’Europe, vingt-cinquième sur 60 km libre lors de la dernière étape de la Coupe du monde. «Depuis trop longtemps, nous courions après une vraie équipe. Et un gars comme Vincent Vittoz se sentait parfois bien seul sur le circuit. À l’issue de cette saison, cette équipe se profile avec des résultats très prometteurs, jamais connus dans notre discipline», annonce Jean-Pierre Burdet, qui détaille: «Trois places dans les dix premiers aux Jeux des jeunes, une médaille de bronze sur 30 km avec Benoît Chauvet et une cinquième place en sprint pour Bertrand Regard aux championnats du monde junior ainsi que d’autres jeunes de différentes catégories d’âge régulièrement bien placés en Coupes d’Europe». Derrière Vincent Vittoz, 16e du classement général de la Coupe du monde, une équipe de France masculine renaît donc. Mais chez les femmes, derrière l’Alsacienne Karine Philippot, 32e du classement général de la Coupe du monde, la Vosgienne Annick Pierrel semble se résigner de course en course. Elle échoue loin des meilleures (72e du classement avec 22 points). À la mi-janvier, le ski de fond a fait une halte sur le futur site olympique. Pendant une semaine à cette occasion, Jean-Pierre Burdet a pu analyser, sous toutes leurs côtes, les pistes nichées dans un grand amphithéâtre à découvert. «Le site est en altitude, entre 1 730 m et 1 780 m, à la limite du seuil autorisé de 1 800 m. Ses pistes seront très exigeantes parce que composées de très longues montées de trois kilomètres suivies de descentes comme des toboggans sur 500 m, raconte-t-il. Elles ne proposent jamais de plat, donc jamais de répit. Bref, dans la préparation physique, il ne faudra pas surtout pas se louper. Enfin, sur ce site souvent peu enneigé, nous aurons, sans doute, de la neige à canon, neige que nous maîtrisons».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats En cette saison préolympique, avec les deux historiques podiums en Coupe du monde de Vincent Vittoz et la douzième place aux championnats du monde de Karine Philippot, le ski de fond français a retrouvé la forme. De bonne augure à un an des Jeux olympiques de Salt Lake City. Mieux, derrière ces deux aînés encore esseulés, de jeunes pousses se placent dans le haut de la hiérarchie internationale et pointent comme la relève de l’équipe de France n’osait plus espérer. En mars 1994, Hervé Balland avait signé le dernier podium en coupe du monde : deuxième à Thunder Bay au Canada. Et, en décembre 2000, après cinq saisons en coupe du monde, Vincent Vittoz, longtemps annoncé comme «le grand espoir du ski de fond français», signait une deuxième place sur 15 km à Santa Caterina. Dans la foulée, il confirmait avec une...