Tout le Brésil attend une victoire de l’enfant du pays, Rubens Barrichello (Ferrari), cette fin de semaine sur le circuit d’Interlagos à São Paulo pour la troisième épreuve du championnat du monde de Formule 1. Le Pauliste de la Scuderia en rêve. Après une première saison d’apprentissage des mœurs de l’équipe italienne, de sa façon de travailler, Barrichello affiche aujourd’hui son impatience à connaître enfin un peu de la gloire, des succès de Ferrari. L’ombre de Michael Schumacher commence à lui peser. «Je ne veux pas être un second pilote toute la vie. Je veux maintenant essayer de vaincre. Certes, le fait d’avoir un triple champion du monde à ses côtés crée quelques difficultés mais également vous permet de progresser. Aujourd’hui, mon but principal est de le devancer», affirme Rubens Barrichello depuis son arrivée au Brésil. Le Brésilien vit de plus en plus mal les succès à répétition de son chef de file. Ainsi en Malaisie, le Pauliste a-t-il eu une réaction de mauvaise humeur à l’arrivée, mettant en cause l’attitude de Michael Schumacher en piste. Et notamment le fait que l’Allemand l’ait dépassé au moment où la course était relancée après la neutralisation par la voiture de sécurité. Barrichello estimait que son coéquipier n’avait pas respecté un «accord», démenti aussitôt par Ross Brawn, le directeur technique et stratège de la Scuderia, et effectué une manœuvre dangereuse pour le doubler. Une réaction viscérale, dictée par la déception, que le Brésilien s’est empressé d’atténuer en invoquant le fait que l’on «avait déformé» ses propos. Afin de désamorcer la polémique. « Rien d’impossible » Depuis le début de la saison, aux essais notamment, Rubens Barrichello a démontré ses progrès, sa vélocité, devenant l’un des principaux adversaires de Michael Schumacher dans l’exercice des qualifications. Le Brésilien est conscient de s’être rapproché de son maître. Mais, contrairement au Britannique Eddie Irvine qui se satisfaisait de son statut de «numéro deux», se contentait du côté glorieux et lucratif de «pilote Ferrari», Barrichello, lui, veut plus. «Michael (Schumacher) est un pilote exceptionnel. Il a un talent formidable et il s’appropriera certainement de nombreux records en F1. Cependant, je ne crois pas qu’il égalera ceux de Fangio (5 titres) et d’Ayrton Senna (65 poles). Tout comme j’espère qu’il ne rejoindra pas Alain Prost et ses quatre titres cette année. Cela voudrait dire en effet qu’il m’a battu une nouvelle fois», dit le Brésilien. Face à cette déclaration de «guerre», Michael Schumacher affiche sa décontraction habituelle. «Il n’y a rien dans le contrat de Rubens (Barrichello) qui l’oblige à rester derrière moi. La piste est la seule vérité. C’est elle qui montre qui est le plus rapide», répond le triple champion du monde. Ce dernier sait que son coéquipier ne lui fera aucun cadeau cette fin de semaine à Interlagos. «Ce sera difficile de le battre. mais je peux le faire. Dans la vie, il n’y a rien d’impossible», déclare Rubens Barrichello.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Tout le Brésil attend une victoire de l’enfant du pays, Rubens Barrichello (Ferrari), cette fin de semaine sur le circuit d’Interlagos à São Paulo pour la troisième épreuve du championnat du monde de Formule 1. Le Pauliste de la Scuderia en rêve. Après une première saison d’apprentissage des mœurs de l’équipe italienne, de sa façon de travailler, Barrichello affiche aujourd’hui son impatience à connaître enfin un peu de la gloire, des succès de Ferrari. L’ombre de Michael Schumacher commence à lui peser. «Je ne veux pas être un second pilote toute la vie. Je veux maintenant essayer de vaincre. Certes, le fait d’avoir un triple champion du monde à ses côtés crée quelques difficultés mais également vous permet de progresser. Aujourd’hui, mon but principal est de le devancer», affirme Rubens...