La Banque centrale européenne (BCE) s’est encore refusée à baisser le coût du crédit dans la zone euro jeudi, malgré le ralentissement de plus en plus net de la croissance et aux dépens de la monnaie unique, mais une détente semble imminente. La BCE a maintenu son principal taux d’intérêt directeur à 4,75 %, mettant fin au suspense dont était particulièrement entourée la réunion du conseil des gouverneurs de jeudi. L’institut d’émission reste la seule Banque centrale des pays du G7 (qui regroupe les 7 pays les plus industrialisés au monde) à ne pas avoir assoupli sa politique monétaire pour contrer l’essoufflement de la croissance mondiale. Les marchés, qui attendent avec impatience une relance de la croissance européenne, ont sanctionné l’euro sur-le-champ : la monnaie unique est tombée jusqu’à 0,8820 USD, son plus bas niveau depuis le 13 décembre 2000, après l’annonce de la BCE contre 0,8874 USD juste avant. Les investisseurs craignent les répercussions du ralentissement brutal de la conjoncture américaine et de l’instabilité de l’économie japonaise sur la zone euro et affichent leur défiance en vendant sa monnaie. D’autant que les signes d’essoufflement s’accumulent. Dernier en date : le moral des industries français s’est assombri pour la cinquième fois consécutive en mars, enregistrant sa dégradation la plus brutale depuis octobre 1998 selon des données diffusées jeudi par l’Insee. Emmanuel Ferry, économiste chez Exane, parle d’un «effondrement des perspectives générales d’activité» dans ce pays. Dans ce contexte, «la BCE déçoit une fois de plus», juge-t-il. Mais c’est en Allemagne que le ralentissement est le plus préoccupant. Dans la première économie de la zone euro, avec 30 % du PIB, le climat des affaires a accusé en février son recul le plus brutal depuis septembre 1998.
La Banque centrale européenne (BCE) s’est encore refusée à baisser le coût du crédit dans la zone euro jeudi, malgré le ralentissement de plus en plus net de la croissance et aux dépens de la monnaie unique, mais une détente semble imminente. La BCE a maintenu son principal taux d’intérêt directeur à 4,75 %, mettant fin au suspense dont était particulièrement entourée la réunion du conseil des gouverneurs de jeudi. L’institut d’émission reste la seule Banque centrale des pays du G7 (qui regroupe les 7 pays les plus industrialisés au monde) à ne pas avoir assoupli sa politique monétaire pour contrer l’essoufflement de la croissance mondiale. Les marchés, qui attendent avec impatience une relance de la croissance européenne, ont sanctionné l’euro sur-le-champ : la monnaie unique est tombée jusqu’à...
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