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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : dollar toujours recherché

Le marché des changes de Beyrouth a repris ses activités hier, au lendemain du chômage officiel à l’occasion du Nouvel An de l’hégire, et ce dans un climat très calme et marqué toujours par la propension des opérateurs à la demande plutôt qu’à l’offre du dollar. Dans ce contexte, la Banque du Liban (BDL) continuait à proposer le billet vert à 1 514,00 LL tout en se déclarant prête à l’acheter à 1 501,00 LL, pour prévenir toute éventuelle déstabilisation monétaire, ont indiqué les cambistes. En procédant de la sorte, elle est parvenue ainsi à le maintenir au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus d’un an et demi. Mais, compte tenu de la prépondérance de la demande sur l’offre du billet vert, les établissements de crédit de la place ont été amenés à s’approvisionner en cette monnaie pour les besoins de leurs clients auprès de la BDL et au point supérieur de sa fourchette d’intervention. Il s’est en effet négocié toute la journée à 1 514,00 LL dans un volume d’échanges estimé à quelque dix millions de dollars, entièrement placés à la vente par la BDL, à en croire ces mêmes milieux. L’euro en repli après l’indice américain de confiance À l’étranger, la monnaie unique européenne s’est repliée face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, après la publication de chiffres meilleurs que prévu sur la confiance des ménages américains, laissant suggérer une amélioration de l’économie aux États-Unis au second semestre. Plus tôt dans la journée, l’euro s’était apprécié avant la publication de ces statistiques, car les investisseurs pariaient au contraire sur un repli de la confiance des consommateurs aux États-Unis. De fait, l’accroissement de cet indicateur, très suivi par les marchés, a surpris les investisseurs tout en les rassurant sur la santé de l’économie américaine à l’avenir. L’indice de confiance des consommateurs américains dans les conditions présentes et futures de l’économie a rebondi de 7,8 points en mars pour s’établir à 117,00 points (base 100 en 1985) contre 109,2 points en février (chiffre révisé de 106,80 points), a annoncé hier le Conference Board. Ce rebond a constitué une surprise dans la mesure où les analystes tablaient, dans leur consensus, sur une baisse de cet indice à 104,9 points. Une lecture plus détaillée des données semble indiquer que les consommateurs américains sont également confiants dans la croissance du pays à plus long terme. L’indice mesurant le degré de confiance des consommateurs quant à la situation future de l’économie a progressé de 12,9 points à 83,6 points. Ces chiffres sont surprenants et marquent une bonne nouvelle pour les marchés boursiers et par ricochet pour le dollar, fait-on savoir dans les milieux cambistes, car cela prouve que la politique de réduction des taux d’intérêt menée par la Réserve fédérale (Fed) commence à porter ses fruits. Décidée à enrayer tout risque de récession aux États-Unis, la Fed a décidé de relâcher très tôt la pression monétaire. En trois mois, le défenseur du billet vert a ainsi diminué de 1,5 point en pourcentage son taux directeur à 5 %. Pour la plupart des analystes, ces nouvelles données effacent les attentes d’une nouvelle diminution des taux américains avant la prochaine réunion de la Fed le 15 mai. Toutefois, ce sont surtout les chiffres sur les ventes de détail, attendus le 12 avril, qui seront décisifs, d’après les analystes de marché, pour évaluer les perspectives économiques de la deuxième partie de l’année. Par ailleurs, le président de la Fed, Alan Greenspan, qui s’exprimait hier à Washington, devant la National Association for Business Economics (NABE), n’a pas influencé les marchés, n’ayant fait aucun commentaire marquant sur l’économie américaine. Cela étant, des rachats du découvert en dollar continuaient à le soutenir, surtout après la remontée de Wall Street et de la Bourse électronique Nasdaq, le faisant négocier à New York comme suit : – 0,8935 pour un euro contre 0,8955, la veille – 1,4315 pour un sterling contre 1,4340 – 2,1890 DM contre 2,1840 – 7,3415 FF contre 7,3250 – 1,7175 FS contre 1,7150 – 2 167,10 lires contre 2 162,25 – 121,95 yens contre 122,75. Bourse de Beyrouth : tendance mitigée À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été partagée hier, entre la hausse des actions B de Solidere de 5 3/4 à 5 7/8 dollars, et la baisse des actions C de la Byblos Bank de 1 7/16 à 1 5/16 dollar, dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 59,56 points, tandis que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires a diminué de 0,29 % à 140,30 points. Ce mouvement s’est produit dans un volume d’échanges très mince avec au total 37 895 actions d’une valeur de 162 441 dollars. Sursaut de Wall Street et du Nasdaq Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont relevé la tête, comme le dollar, hier, les investisseurs s’étant montrés enthousiastes après la publication de l’indice de confiance des consommateurs américains pour mars, en hausse pour la première fois en six mois. L’optimisme des marchés est resté cependant mâtiné d’inquiétude, les commandes de biens durables aux États-Unis, publiées plus tôt, s’avérant toujours médiocres avec une baisse de 0,2 % le mois dernier par rapport au mois précédent et les marchés redoutant que le rebond de l’indice de confiance des consommateurs ne vienne dissuader la Fed à ne plus réduire ses taux d’intérêt. Selon les professionnels, cette semaine, qui correspond à une fin de trimestre, devrait permettre aux marchés de profiter de l’ajustement par les gestionnaires de portefeuilles de leurs positions. Ces mêmes milieux nuancent cependant ces perspectives, en observant que «la saison des confessions» (de Greenspan) et la période «des avertissements sur résultats» (des entreprises) ne sont pas encore achevées, ce qui pourrait assombrir les espoirs d’une reprise rapide. Les bancaires, qui affichaient des pertes dans la matinée, ont finalement évolué à la hausse, même JP Morgan en dépit de la révision à la baisse de ses prévisions de résultat au 1er trimestre et sur l’exercice 2001 par Lehman Brothers. Il en est de même des pharmaceutiques, des industrielles, des télécoms et de la haute technologie. En effet, l’indice composite Nasdaq est parvenu à renouer avec la hausse (à 1 975 points) ainsi que le Dow Jones des industrielles qui a oscillé entre un plus bas à 9 649,81 points et un plus haut à 9 889,22 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 9 874,91 points, en hausse de 187,38 points sur la veille. Les Bourses européennes toujours soutenues Les Bourses européennes ont fini en forte hausse mardi, encouragées par le rebond de Wall Street consécutif à la hausse surprise de l’indice de confiance des consommateurs américains. Cet indice a progressé en mars, une première depuis cinq mois, alors que les économistes tablaient sur une nouvelle baisse. En clôture, l’indice FTSE Eurotop 300, paneuropéen, a gagné 2,05 % à 1 379,39 points et le DJ Euro Stoxx 50, limité à la zone Euro, s’est octroyé 1,82 %. Deutsche Telekom était en tête de la liste des valeurs gagnantes grâce à une hausse de 7,67 % liée aux nombreux achats effectués à l’approche de la fin du premier trimestre. Le secteur des télécoms a été le grand gagnant de la journée, avec une hausse de 3,19 %. Vodafone a gagné 3,40 %. À Francfort, BMW a gagné 3,87 %. Le constructeur automobile dit prévoir une hausse de ses résultats, de son chiffre d’affaires et de ses ventes en volume en 2001, en dépit de la détérioration de la situation du marché automobile mondial. Certains économistes ont choisi de garder la tête froide face à la hausse inattendue de l’indice de confiance des consommateurs. «C’est une bonne nouvelle pour les marchés en général, et pour ceux qui prévoyaient un atterrissage difficile et une récession aux États-Unis, qui semble aujourd’hui improbable», a estimé Adrian Fowler, d’Aberdeen Asset Management. «Cependant, je reste sceptique et ne serais pas surpris si les chiffres étaient sensiblement révisés». Le rebond des Bourses européennes a été également favorisé par la perspective d’une baisse du taux principal de la Banque centrale européenne, qui se réunit demain. Tokyo : prises de bénéfices La Bourse de Tokyo a clôturé en baisse de 1,6 % mardi, sur des prises de bénéfices après deux journées de forte hausse et au lendemain d’un recul du Nasdaq, selon des opérateurs. L’indice Nikkei a terminé en baisse de 223,98 points à 13 638,33, tandis que l’indice élargi Topix a perdu 7,96 points à 1 329,67, dans un volume d’échanges modéré de 816 millions de titres, contre 1 329,67 millions de titres la veille. «Les acteurs engrangent leurs bénéfices puisque la Bourse de Tokyo a gagné plus de 1 000 points au cours des deux dernières séances», a expliqué Hiroishi Nishi de Nikko Securities. L’indice Nikkei a progressé de 360,57 points vendredi puis de 647,77 points lundi, remontant ainsi par rapport à son niveau le plus bas depuis seize ans atteint le 15 mars à 11 433,88 points. «La baisse du Nasdaq fait pression sur le Nikkei. Mais le marché est soutenu et ne devrait pas enregistrer de baisses supplémentaires», a ajouté M. Nishi. Le recul de 0,53 % du Nasdaq lundi a pesé sur les valeurs japonaises de haute technologie, qui ont également souffert du léger renforcement du yen par rapport au dollar jugé handicapant pour les compagnies exportatrices. Mais le sentiment généralement positif des investisseurs a limité les pertes du Nikkei, déclenchant marginalement une chasse aux bonnes affaires, a déclaré Kazumasa Fukushima de Tokyo Securities. «Les acteurs étrangers, sensibles au changement de discours du gouvernement sur les réformes structurelles, augmentent leur engagement sur le marché japonais des actions», a-t-il ajouté. La semaine dernière, Lehman Brothers et ABN Amro ont relevé leurs recommandations pour les titres japonais, incitant les fonds étrangers à accroître le poids de Tokyo dans leurs portefeuilles internationaux.
Le marché des changes de Beyrouth a repris ses activités hier, au lendemain du chômage officiel à l’occasion du Nouvel An de l’hégire, et ce dans un climat très calme et marqué toujours par la propension des opérateurs à la demande plutôt qu’à l’offre du dollar. Dans ce contexte, la Banque du Liban (BDL) continuait à proposer le billet vert à 1 514,00 LL tout en se déclarant prête à l’acheter à 1 501,00 LL, pour prévenir toute éventuelle déstabilisation monétaire, ont indiqué les cambistes. En procédant de la sorte, elle est parvenue ainsi à le maintenir au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus d’un an et demi. Mais, compte tenu de la prépondérance de la demande sur l’offre du billet vert, les établissements de crédit de la place ont été amenés à s’approvisionner en...