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Actualités - Chronologies

Conférences et rencontres

À l’occasion de la venue au Liban de plusieurs personnalités francophones, l’Agence universitaire de la francophonie et ses différentes universités membres organiseront plusieurs conférences et rencontres. Elles se présentent selon le calendrier suivant : – «Les femmes et la guerre» par Madeleine Gagnon, poète, romancière et critique québécoise. Madeleine Gagnon, qui vient de publier son dernier livre Anna, Jeanne, Samia... est allée à la rencontre des victimes de différents conflits. Elle en a rapporté un récit qui fait entendre la voix des femmes doublement bâillonnées par la guerre extérieure et celle – intérieure – qui leur est faite depuis des siècles. Elle se propose de parler plus longuement de cette expérience et des différentes femmes qui ont construit son dernier ouvrage. Mercredi 28 mars 2001, à 15 heures, à la Faculté des lettres et des sciences humaines (section II) de l’Université libanaise (Fanar) Jeudi 29 mars 2001, à 17 heures 30, à l’Université Saint-Joseph (campus des sciences humaines / Faculté des lettres et des sciences humaines / salle 513). « La francophonie : le sens d’un combat » (table ronde) Défendre le français dans des pays qui le pratiquent «en partage», c’est refuser la voie de la facilité (l’anglais passe-partout), c’est choisir un autre regard, c’est choisir la richesse de la diversité, c’est refuser le laminage culturel... Avec la participation de M. Michel Bennasar, directeur du Bureau Moyen-Orient de l’Agence universitaire de la francophonie, M. Alain Fouquet, conseiller de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France, M. Gilles Pellerin, écrivain et nouvelliste québécois, Mme Katia Haddad, professeur de littérature à l’Université Saint-Joseph, M. Jacques Pilet, chroniqueur à L’Hebdo (Lausanne). Cette table ronde aura lieu le jeudi 29 mars 2001, à 18 heures, à l’amphithéâtre du Centre culturel français. – «De l’inimaginable à l’intransmissible : le rôle de la fiction dans la gestion de la mémoire» par Vincent Engel, écrivain, professeur de littérature contemporaine à l’Université catholique de Louvain, président de l’Association des gens de lettres et directeur du centre de la Nouvelle. Face à une expérience traumatisante, l’individu passe par des phases de refus : refus d’imaginer, de dire puis de transmettre. Or, chacune de ces étapes doit être franchie, l’une après l’autre, pour parvenir à constituer un récit qui sera le corps même d’une mémoire, individuelle et collective. Vincent Engel se propose de recourir à des exemples littéraires du rapport à la maladie et la mort... Mercredi 28 mars 2001, à 15 heures, à l’Université Saint-Esprit de Kaslik (salle des congrès). Jeudi 29 mars 2001, à 17h30, à l’Université Saint-Joseph (campus des sciences humaines / département de psychologie Vendredi 30 mars 2001, à 10 heures, à l’Université de Balamand – «Le fédéralisme suisse, un modèle pour la coexistence de communautés» par Jean-Marc Béguin, rédacteur en chef adjoint du quotidien suisse Le Temps. La Suisse moderne est née d’une guerre civile en 1848 entre les cantons catholiques et protestants. La structure actuelle de l’État résulte du fédéralisme et de la répartition du pouvoir en fonction des communautés linguistiques, religieuses et des différentes forces politiques. C’est ce qu’on appelle en suisse la «formule magique». Mais cette répartition du pouvoir et le système fédéral sont aussi en crise : la minorité francophone es souvent soumise par la majorité alémanique et la cohésion nationale est ébranlée. Mercredi 28 mars 2001, à 15 heures, à l’Université islamique du Liban (Khaldé) Vendredi 30 mars 2001, à 18 heures, à l’Université Saint-Joseph (campus des sciences humaines / département de science politique). – «La Francophonie : le sens d’un combat» par Jacques Pilet, chroniqueur à L’Hebdo (Lausanne) et directeur du développement des médias, groupe Ringier (Zurich). Sur la base de son expérience de journaliste, de rédacteur en chef de plusieurs journaux et magazines, Jacques Pilet nous propose de parler de l’importance du français dans le monde, en particulier dans les médias. Défendre le français dans des pays qui le pratiquent «en partage», c’est refuser la voie de la facilité (l’anglais passe-partout), c’est choisir un autre regard, c’est choisir la richesse de la diversité, c’est refuser le laminage culturel... Mercredi 28 mars 2001, à 12 heures, à la Faculté d’information et de documentation (section I) de l’Université libanaise (Unesco) – «La langue française et la littérature québécoise» par Marie-Andrée Beaudet, essayiste et professeur de littérature à l’Université Laval (Québec) et Gilles Pellerin, écrivain et nouvelliste québécois. Depuis la conquête de 1763, les Québécois font de la langue un élément-clé dans la définition de leur identité. Cependant qu’ils restent dépositaires, par certains traits dialectaux, du français de l’Ancien Régime, ce sont des usagers inquiets d’une langue qui les fait doublement minoritaires (face à l’anglais d’Amérique ; face au français métropolitain). Comment abordent-ils le XXIe siècle ? Leur français est-il vivant ? Mercredi 28 mars 2001, à 15 heures, à la Faculté des lettres et des sciences humaines (section I) de l’Université libanaise (Unesco) Vendredi 30 mars 2001, à 11 heures, à la Faculté des lettres et des sciences humaines (section V) de l’Université libanaise (Saïda) – Le français est-il une langue de l’avenir ?» par Marie-Andrée Beaudet, essayiste et professeur de littérature à l’Université Laval (Québec), Gilles Pellerin, écrivain et nouvelliste québécois et Jean-Marc Béguin, rédacteur en chef adjoint du quotidien suisse Le Temps. À partir des exemples de la Suisse et du Québec, les trois conférenciers évalueront la situation de la langue française dans leurs pays. En Suisse, les élèves germanophones apprennent comme première langue étrangère le français ; les francophones, l’allemand. Mais aujourd’hui, plusieurs cantons alémaniques remplacent le français par l’anglais, jugé plus utile économiquement. L’anglais deviendra-t-il la langue nationale suisse ? Les Québécois, quant à eux, sont des usagers inquiets d’une langue qui les fait doublement minoritaires, face à l’anglais d’Amérique et face au français métropolitain. Comment abordent-ils le XXIe siècle ? Leur français est-il vivant ? Jeudi 29 mars 2001, à 10 heures, à la Faculté de pédagogie (section I) de l’Université libanaise (Unesco) – «Pour une définition dynamique de la nouvelle : frustration et objet transitoire» par Vincent Engel, écrivain, professeur de littérature contemporaine à l’Université catholique de Louvain, président de l’Association des gens de lettres et directeur du centre de la nouvelle. La nouvelle est enfermée dans une définition fondée sur la description d’une pratique du XXIe siècle. À telle enseigne, elle serait amenée à disparaître rapidement. Or, elle vit toujours, même dans le monde francophone. On peut dès lors hasarder une approche du genre plus thématique que formelle, fondée sur un certain art de la frustration, et sur un point structurel, qui rappellera la fameuse théorie du faucon. Jeudi 29 mars 2001, à 10 heures à la Faculté des lettres et des sciences humaines (section II) de l’Université libanaise (Fanar). – «La bataille des langues» par Jean-Marc Béguin, rédacteur en chef adjoint du quotidien suisse Le Temps. En Suisse, les élèves germanophones apprennent comme première langue étrangère, le français ; les francophones, l’allemand. Mais aujourd’hui, plusieurs cantons alémaniques remplacent le français par l’anglais, jugé plus utile économiquement. L’anglais deviendra-t-il la langue nationale suisse ? Jeudi 29 mars 2001, à 13 heures, à l’Université antonine (Baabda) – «Rencontre avec l’écrivain français Richard Millet». Cette rencontre aura lieu le mercredi 28 mars 2001, à 15 heures au Centre des langues et de traduction de l’Université libanaise (Mansourieh).
À l’occasion de la venue au Liban de plusieurs personnalités francophones, l’Agence universitaire de la francophonie et ses différentes universités membres organiseront plusieurs conférences et rencontres. Elles se présentent selon le calendrier suivant : – «Les femmes et la guerre» par Madeleine Gagnon, poète, romancière et critique québécoise. Madeleine Gagnon, qui vient de publier son dernier livre Anna, Jeanne, Samia... est allée à la rencontre des victimes de différents conflits. Elle en a rapporté un récit qui fait entendre la voix des femmes doublement bâillonnées par la guerre extérieure et celle – intérieure – qui leur est faite depuis des siècles. Elle se propose de parler plus longuement de cette expérience et des différentes femmes qui ont construit son dernier ouvrage. Mercredi 28 mars 2001,...