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Actualités - Chronologies

Entrée en vigueur de la loi Pelé sur les transferts au Brésil

La loi Pelé sur les transferts dans le football brésilien, qui offre aux quelque 12 000 joueurs en activité «toute latitude pour négocier eux-mêmes avec les équipes» selon le gouvernement, est entrée hier en vigueur après avoir été amendée in extremis en faveur des clubs. La loi Pelé, dont l’élaboration a commencé quand l’ex-vedette du ballon rond était ministre des Sports (1994-97), veut abolir l’état de dépendance des footballeurs brésiliens à l’égard des clubs, en faisant entrer leurs contrats dans le cadre du régime général du travail. Elle cherche aussi à aligner la loi brésilienne sur les nouvelles mesures de la Fifa et de l’UEFA, qui viennent de signer le 5 mars avec l’Union européenne un accord-cadre sur la réforme des transferts. «Les joueurs seront désormais maîtres de leurs transferts et auront totale latitude pour négocier eux-mêmes leurs contrats avec les équipes», a déclaré récemment le ministre des Sports M. Carlos Melles. Le président brésilien Fernando Henrique Cardoso a annoncé vendredi des modifications pour sauvegarder l’intérêt des clubs. Les principaux changements portent sur l’augmentation de deux à cinq ans de la durée du premier contrat professionnel et le droit pour les clubs à une indemnisation pour la formation des jeunes. L’augmentation de la durée du premier contrat «est la seule motivation pour que les clubs continuent leur travail de formation», estime-t-on au gouvernement. Les clubs auront également le droit à une indemnité pouvant atteindre 200 fois le salaire annuel du joueur si ce dernier décide de changer d’équipe avant la fin de ce contrat. Ces amendements réduisent enfin de 18 à 16 ans l’âge minimum pour signer un premier contrat professionnel. Transparences La loi prévoit également des mesures de transparence (tous les clubs sont obligés de publier régulièrement des bilans de leur comptabilité, avec des justificatifs de leurs transactions financières). Les présidents ne respectant pas la loi sont passibles d’inéligibilité. La loi Pelé va permettre au football brésilien «de s’insérer dans le football mondial», a déclaré lundi le ministre des Sports au quotidien Globo. «Avec l’internationalisation du football, il n’y a aucun sens à avoir ici (NDLR : au Brésil) une règle différente de celle du reste du monde et que la Fifa ne reconnaît pas», a-t-il ajouté. Les clubs se sont opposés à la loi. Un rapprochement entre Pelé et le président de la Confédération brésilienne de football, Ricardo Texeira, a d’ailleurs été nécessaire avant son entrée en vigueur. «Les clubs peuvent gagner de l’argent autrement qu’en faisant des bénéfices sur les transferts de joueurs : en s’organisant et en se structurant, en promouvant le football en tant que spectacle et en investissant en Bourse», commentait récemment Pelé. La loi Pelé entre en vigueur quelques jours après la signature d’un accord entre la Fifa, l’UEFA et l’Union européenne qui prévoit plusieurs mesures pour l’Europe (compensation des clubs formateurs, transfert international des moins de 18 ans sous condition, période de stabilité des contrats...).
La loi Pelé sur les transferts dans le football brésilien, qui offre aux quelque 12 000 joueurs en activité «toute latitude pour négocier eux-mêmes avec les équipes» selon le gouvernement, est entrée hier en vigueur après avoir été amendée in extremis en faveur des clubs. La loi Pelé, dont l’élaboration a commencé quand l’ex-vedette du ballon rond était ministre des Sports (1994-97), veut abolir l’état de dépendance des footballeurs brésiliens à l’égard des clubs, en faisant entrer leurs contrats dans le cadre du régime général du travail. Elle cherche aussi à aligner la loi brésilienne sur les nouvelles mesures de la Fifa et de l’UEFA, qui viennent de signer le 5 mars avec l’Union européenne un accord-cadre sur la réforme des transferts. «Les joueurs seront désormais maîtres de leurs...