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Actualités - Chronologies

Un an après son élection, Poutine toujours aussi populaire

À la veille du premier anniversaire de son élection à la présidence russe, le 26 mars, Vladimir Poutine a encore amélioré son image, sa cote d’opinions favorables atteignant 82 %, malgré un bilan mitigé de son action à la tête du pays. Ce sondage de la Fondation opinion publique, qui lui accorde six points de plus qu’il y a un an, est d’autant plus remarquable que la fermeté proclamée de l’ex-agent du KGB dans le conflit tchétchène, source première de sa popularité, n’a aucunement permis de mettre fin à la rébellion indépendantiste. Car si les forces fédérales contrôlent formellement le territoire de la république caucasienne, la guérilla continue à faire de nombreuses victimes et aucune solution politique n’est en vue. Il n’empêche, les Russes sont reconnaissants à leur président pour quelques signes d’amélioration de leur situation matérielle, tout en les jugeant insuffisants. Le taux de l’impôt sur le revenu a été réduit de moitié, tombant à 13 %. Les retraites ont augmenté de 30 % en termes réels, selon les chiffres officiels (mais elles sont en moyenne inférieures au minimum vital). Les rouages de l’économie tournent un peu mieux, huilés par la hausse des prix du pétrole que la Russie exporte. Le discours de M. Poutine, axé sur la loi et l’ordre, la lutte contre la corruption et la légendaire bureaucratie russe, est également bien reçu. Même si sa réforme administrative, lancée en mai dernier pour restaurer le «pouvoir vertical», créer un espace judiciaire unique et arrêter la dérive anarchique des régions, semble piétiner sinon reculer ces temps derniers. Après avoir nommé sept «super-préfets» pour réduire les pouvoirs des gouverneurs de région, le président a récemment signé une loi qui autorise ces derniers à se faire élire trois fois de suite. De plus, il s’est prononcé pour que les régions règlent elles-mêmes «dans le cadre de la loi fédérale» la question essentielle de la propriété des terres agricoles. Par ailleurs, la lutte contre la corruption et l’évasion de capitaux est un échec, ces deux phénomènes coûtant toujours à la Russie au moins 35 milliards de dollars par an, selon les estimations de la justice. Les déboires du groupe Media-Most, propriétaire de l’unique chaîne nationale de télévision indépendante, font par ailleurs craindre pour la liberté d’expression. En revanche, l’opposition affichée de M. Poutine à toute «thérapie de choc» pour l’économie, son habile mélange des traditions, avec le retour à la musique de l’hymne stalinien et à l’aigle bicéphale des tsars, son respect de la religion orthodoxe, sont autant d’atouts aux yeux d’une nation éprise de stabilité dans un monde en mutation. Et la comparaison avec Boris Eltsine, parti vieux et malade, semble toujours jouer en faveur de son successeur, sportif et ne paraissant pas ses 48 ans. «Il est calme et sérieux, il parle comme un homme responsable et ne cherche pas à faire le clown», dit Irina Gorchevska, cadre commercial dans une société privée à Moscou. Sur le plan diplomatique, la première année de la présidence Poutine a été marquée par un raidissement dans les rapports avec les États-Unis, des affaires d’espionnage au bouclier antimissile en passant par les ventes d’armes à l’Iran. De leur côté, les Européens, malgré leurs critiques sur la Tchétchénie, ne souhaitent pas isoler Moscou, comme l’a montré l’invitation de M. Poutine à Stockholm en marge d’un sommet européen et une certaine amélioration des rapports avec la France, après un long froid initial.
À la veille du premier anniversaire de son élection à la présidence russe, le 26 mars, Vladimir Poutine a encore amélioré son image, sa cote d’opinions favorables atteignant 82 %, malgré un bilan mitigé de son action à la tête du pays. Ce sondage de la Fondation opinion publique, qui lui accorde six points de plus qu’il y a un an, est d’autant plus remarquable que la fermeté proclamée de l’ex-agent du KGB dans le conflit tchétchène, source première de sa popularité, n’a aucunement permis de mettre fin à la rébellion indépendantiste. Car si les forces fédérales contrôlent formellement le territoire de la république caucasienne, la guérilla continue à faire de nombreuses victimes et aucune solution politique n’est en vue. Il n’empêche, les Russes sont reconnaissants à leur président pour quelques...