L’équipe de France de football est toujours sur son nuage, au-dessus du lot, maîtrisant son sujet avec une rare maestria, quel que soit l’adversaire du jour et la formation alignée, comme samedi soir au Stade de France contre un Japon déboussolé et complètement dépassé (5-0). «Nous avons frisé l’excellence», commentait sobrement le sélectionneur Roger Lemerre, en admiration devant le talent de «son grand chef d’orchestre», Zinedine Zidane qui, une fois encore, a offert «un grand récital» avec un orchestre au sommet de son art. Zidane, en transformant un penalty, est entré, avec 18 réalisations, dans le top 10 des meilleurs buteurs de l’histoire du football français toujours conduit par Michel Platini (41). Mais cette statistique relève de la pure anecdote. Collectif En effet, dans la semaine, le sélectionneur national avait longuement insisté sur la notion de collectif en précisant que c’était «la valeur des individualités qui en faisait la force». Démonstration en a été donnée samedi soir avec six changements en cours de rencontre, six joueurs qui se sont fondus dans le moule tout en apportant leurs particularismes individuels qui ont encore bonifié le groupe. Robert Pires, auteur sans doute de sa meilleure prestation depuis longtemps (2 actions décisives en 14 minutes), est un feu follet imprévisible qui n’a pas l’instinct de tueur des surfaces d’un David Trézéguet (2 buts en 6 minutes). Christophe Dugarry, quant à lui, ne cesse de grandir et sa complicité avec Bixente Lizarazu et Zinedine Zidane sur le flanc gauche enchante tous les techniciens. Thierry Henry, le pur-sang, est en passe de devenir une mascotte dans la mesure où il est toujours invaincu sous le maillot tricolore en 27 sélections. Mais que dire de Sylvain Wiltord, qui marque à chaque fois qu’il entre ? Sachant qu’il y a encore Nicolas Anelka, qui cette fois n’était pas de la fête, il n’y a pas beaucoup de places à prendre en attaque dans la liste des 22. Cette complémentarité est aussi évidente derrière, où Mickaël Silvestre a fêté son entrée avec une passe décisive, trouvant immédiatement ses automatismes à côté du capitaine Marcel Desailly, qui va entrer mercredi dans le club très fermé des joueurs aux 80 sélections (Deschamps, Blanc et Amoros). Le jour et la nuit Au milieu, où les places là aussi seront très chères, Sabri Lamouchi est revenu après trois ans d’absence et il a pu mesurer le chemin accompli. «C’est le jour et la nuit. L’influence de Zidane est extraordinaire. Cela rejaillit sur toute l’équipe qui dégage une sensation d’invincibilité. Cela a été un régal», commentait le Parmesan. Les champions d’Asie ont ainsi entamé dans la douleur leur préparation contre les grosses écuries du prochain Mondial qu’ils coorganiseront. «Nous avons loupé notre examen de passage en perdant tous nos duels. Il va falloir avoir l’humilité de l’accepter», soulignait un Philippe Troussier ne cherchant aucune excuse. Peu habitués à défendre dans un continent où ils dominent tous leurs adversaires, les Japonais ont affiché de grosses lacunes et une grande naïveté sur le plan défensif. «Mais attention. Aucun match ne se ressemble», lançait Roger Lemerre en pensant sans doute aux prochaines confrontations contre le Japon lors de la Coupe des Confédérations en juin, et peut-être lors du Mondial-2002. Fidèle à son habitude, le sélectionneur s’était peut-être déjà projeté dans le prochain match, mercredi, à Valence, contre une Espagne revancharde, avec trois défenseurs titulaires (Barthez, Thuram et Lebœuf) blessés. Mais dans ce secteur de jeu, le chantier est là aussi très avancé.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’équipe de France de football est toujours sur son nuage, au-dessus du lot, maîtrisant son sujet avec une rare maestria, quel que soit l’adversaire du jour et la formation alignée, comme samedi soir au Stade de France contre un Japon déboussolé et complètement dépassé (5-0). «Nous avons frisé l’excellence», commentait sobrement le sélectionneur Roger Lemerre, en admiration devant le talent de «son grand chef d’orchestre», Zinedine Zidane qui, une fois encore, a offert «un grand récital» avec un orchestre au sommet de son art. Zidane, en transformant un penalty, est entré, avec 18 réalisations, dans le top 10 des meilleurs buteurs de l’histoire du football français toujours conduit par Michel Platini (41). Mais cette statistique relève de la pure anecdote. Collectif En effet, dans la semaine, le...