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Actualités - Opinions

Y a-t-il un Français dans la salle?

Me suis-je assez plaint du manque d’efforts sur nos chaînes locales pour l’Année de la francophonie, que la surprise est arrivée. Là où je m’y attendais le moins. Me voilà dans la même situation – toute proportion gardée – que ce chef d’État, parti en guerre, et qui vit venir par le Nord l’ennemi qui, normalement, aurait dû arriver par le Sud. La francophonie s’est donc bel (et bien) installée à la NBN... aussi invraisemblable que cela puisse paraître. Et dans le flot ininterrompu de programmes diversifiés en langue arabe, voilà qu’une équipe de jeunes pointe du nez en nous faisant (l’agréable) surprise de venir deviser à l’antenne en français. Ce qui se traduit – du moins le jour où je fis cette découverte – par des mises au point pleines d’humour sur certains malentendus de dates concernant les préparatifs du sommet d’octobre, sur des interventions rapides ponctuées de flashes et d’interviews comme celle du conseiller culturel de l’ambassade de France. Le principe même de fonctionnement de ladite station s’en trouve ainsi parfaitement illustré: privilégier l’actualité sans temps mort ni parlottes inutiles. Quand je pense que certains soirs les journaux télévisés durent chez nous presque une heure et que, en fonction des invités, les talk-shows dépassent quelquefois les deux heures d’antenne... Mais, pour en revenir à la francophonie, les choses vont toujours aussi mal sur les autres chaînes. Ainsi je m’étais trop rapidement félicité de la diffusion de films français certains soirs sur l’une de nos «majors». Fini. Quant à une autre, si elle qualifie de «francophone» la transmission des matches de foot de l’Uefa ou des championnats de France, autant dire que dans ce cas précis la francophonie se pratique au raz du sol et au bout des pieds. N.B.: Y a-t-il un Français dans la salle? film de J.P. Mocky avec Michel Galabru, Jacques Dutronc.
Me suis-je assez plaint du manque d’efforts sur nos chaînes locales pour l’Année de la francophonie, que la surprise est arrivée. Là où je m’y attendais le moins. Me voilà dans la même situation – toute proportion gardée – que ce chef d’État, parti en guerre, et qui vit venir par le Nord l’ennemi qui, normalement, aurait dû arriver par le Sud. La francophonie s’est donc bel (et bien) installée à la NBN... aussi invraisemblable que cela puisse paraître. Et dans le flot ininterrompu de programmes diversifiés en langue arabe, voilà qu’une équipe de jeunes pointe du nez en nous faisant (l’agréable) surprise de venir deviser à l’antenne en français. Ce qui se traduit – du moins le jour où je fis cette découverte – par des mises au point pleines d’humour sur certains malentendus de dates...