La station orbitale Mir, orgueil du programme spatial russe, est arrivée au bout du voyage et sera détruite vendredi au-dessus de l’océan Pacifique, quinze ans après avoir été lancée dans l’espace. Ce complexe unique de près de 137 tonnes, d’une quarantaine de mètres de longueur et dont la valeur est estimée aujourd’hui à environ 1,5 milliard de dollars, a corrigé une dernière fois sa position hier matin avant d’entamer son plongeon final. Trois impulsions «mortelles» seront données aujourd’hui à la station par les moteurs du vaisseau cargo Progress, arrimé à Mir depuis janvier. Les deux premières impulsions seront transmises au-dessus de l’Équateur. Elles devront placer Mir sur une orbite provisoire en vue d’une troisième et dernière impulsion, plus puissante, qui sera donnée à la station au-dessus de la Méditerranée et la précipitera vers la Terre. Les responsables du secteur spatial russe qui vont diriger l’opération affirment que les risques sont minimes, sans toutefois exclure tout danger. Le Japon et la Nouvelle-Zélande n’ont pas caché leur inquiétude devant une chute incontrôlée des débris de Mir. Au Japon, il a été conseillé aux habitants de rester chez eux au moment du passage de Mir, soit pendant environ 40 minutes. Les Russes ont pour leur part accueilli avec beaucoup de regrets la destruction de Mir, l’un des symboles de la conquête spatiale soviétique. «Nous avons envie de demander pardon à la station Mir pour n’avoir pas su la sauver», a déclaré l’ancien cosmonaute russe Guennadi Strekalov, «héros de l’Union soviétique» pour être allé cinq fois dans l’espace, dont deux sur Mir. «Ce n’est pas seulement la fin de Mir, c’est aussi la fin de toute une partie du programme spatial russe», a regretté M. Strekalov, 60 ans, estimant que la Station spatiale internationale (ISS) n’allait pas offrir aux Russes les mêmes possibilités de recherche que Mir. Les accrocs entre Russes et Occidentaux n’ont d’ailleurs pas manqué au cours de l’élaboration de l’ISS, cet ambitieux projet regroupant 16 pays dont les États-Unis, le Canada, la France et, bien sûr, la Russie. L’ISS est en partie à l’origine de l’abandon de Mir. Les Russes n’avaient pas les moyens de mener de front deux projets aussi coûteux. Aussi ont-ils préféré programmer la destruction de leur vieille station orbitale dont le coût d’exploitation annuelle était estimé à 300 millions de dollars.
La station orbitale Mir, orgueil du programme spatial russe, est arrivée au bout du voyage et sera détruite vendredi au-dessus de l’océan Pacifique, quinze ans après avoir été lancée dans l’espace. Ce complexe unique de près de 137 tonnes, d’une quarantaine de mètres de longueur et dont la valeur est estimée aujourd’hui à environ 1,5 milliard de dollars, a corrigé une dernière fois sa position hier matin avant d’entamer son plongeon final. Trois impulsions «mortelles» seront données aujourd’hui à la station par les moteurs du vaisseau cargo Progress, arrimé à Mir depuis janvier. Les deux premières impulsions seront transmises au-dessus de l’Équateur. Elles devront placer Mir sur une orbite provisoire en vue d’une troisième et dernière impulsion, plus puissante, qui sera donnée à la station...
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