Je me permets de remercier ici les 700 ou 800 personnes – un millier ou plus, peut-être, alors que paraîtra ce «gros plan» – qui se sont «dérangées» pour aller voir Les destinées sentimentales. Façon de parler, parce que, on veut l’espérer, elles n’ont pas regretté le déplacement ni les trois heures passées dans une salle obscure. Un bilan qui ne pèse certes pas lourd au box-office, mais il faut dire qu’on ne s’attendait pas à un succès. Plusieurs leçons sont à tirer de la carrière locale du film d’Olivier Assayas. On l’a souvent répété, le choix des films français importés chez nous doit être fait avec discernement. Bien sûr, dans le cas présent, la qualité n’est pas en cause : Les destinées sentimentales, œuvre totalement maîtrisée (à tous les niveaux) d’un grand cinéaste, est une des plus belles réussites du cinéma français. Mais justement... Et puis, il y a un facteur spécifique qui a joué contre le film : sa durée, qui atteint trois heures. Toujours est-il qu’il faut se rendre à l’évidence, le public susceptible de «bouger» pour des films de qualité (pas seulement français, d’ailleurs) s’est raréfié. Le rapprochement avec Taxi 2 (plus de 30 000 entrées !) est éloquent... et ne nécessite aucun commentaire. Oui, je remercie encore tous ces spectateurs exigeants, dont le bouche-à-oreille a contribué – j’en suis certain – à éviter au film d’Olivier Assayas un échec complet. Il y a donc encore des amoureux du cinéma, qui ne se suffisent pas de diffusions aléatoires sur le petit écran de la télé, dans des conditions souvent discutables. Je remercie également tous ceux et celles qui sont allés voir Les destinées sentimentales de m’avoir donné l’impression – ou l’illusion ? – que je ne prêchais pas dans le désert. Vive le cinéma, quand même !
Je me permets de remercier ici les 700 ou 800 personnes – un millier ou plus, peut-être, alors que paraîtra ce «gros plan» – qui se sont «dérangées» pour aller voir Les destinées sentimentales. Façon de parler, parce que, on veut l’espérer, elles n’ont pas regretté le déplacement ni les trois heures passées dans une salle obscure. Un bilan qui ne pèse certes pas lourd au box-office, mais il faut dire qu’on ne s’attendait pas à un succès. Plusieurs leçons sont à tirer de la carrière locale du film d’Olivier Assayas. On l’a souvent répété, le choix des films français importés chez nous doit être fait avec discernement. Bien sûr, dans le cas présent, la qualité n’est pas en cause : Les destinées sentimentales, œuvre totalement maîtrisée (à tous les niveaux) d’un grand cinéaste, est une...
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