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Actualités - Chronologies

Les « guerres de l’eau » potentielles

De nombreux incidents frontaliers liés à l’eau pourraient dégénérer en hostilités ouvertes, en raison de la pénurie croissante de cette ressource, selon des rapports publiés à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau. Ces conflits sont alimentés par les fleuves frontaliers ou transfrontaliers et les nappes phréatiques communes que les pays refusent de partager. Le dernier exemple en date est le différend israélo-libanais sur le Hasbani, affluent du Jourdain né au Liban dont les eaux sont, selon l’État hébreu, détournées par le Liban. 15 % des pays de la planète reçoivent plus de 50 % de leur eau de pays en amont et deux sur trois des grands fleuves ou nappes souterraines, soit plus de 300 dans le monde, sont partagés entre plusieurs pays, observe un rapport interministériel français. Pour le consultant international PriceWaterhouseCoopers (PWC), les conflits vont s’exacerber en raison du manque d’eau qui pourrait frapper «près des deux tiers de la population mondiale en 2050». Les zones les plus menacées sont le Proche et Moyen-Orient. «Les deux tiers des eaux consommées en Israël proviennent des territoires occupés, et près de la moitié des installations hydrauliques israéliennes sont situées dans des régions qui ne faisaient pas partie» des frontières de l’État hébreu avant 1967, écrit PWC. PWC cite 11 autres zones de litiges susceptibles de dégénérer : Turquie-Syrie-Irak pour les barrages turcs déjà construits ou projetés en amont du Tigre et de l’Euphrate. Iran-Irak qui se disputent le Chatt al-Arab où confluent Tigre et Euphrate. Égypte-Soudan-Éthiopie pour les eaux du Nil. Égypte-Soudan-Libye-Tchad-Niger pour une nappe partagée à 800 mètres de profondeur. La Libye veut l’exploiter pour un fleuve artificiel et alimenter ainsi son littoral en eau douce. Zambie-Botswana-Zimbabwe-Mozambique pour la dérivation zambienne de la rivière Chobé (bassin du Zambèze). Sénégal-Mauritanie pour le prélèvement des eaux du fleuve Sénégal. Inde-Pakistan pour l’exploitation de l’Indus. Inde-Bangladesh pour le delta du Gange et du Brahmapoutre. Ouzbékistan-Kazakhstan-Kirghizistan-Tadjikistan pour l’Amou Daria, le Syr Daria et la mer d’Aral. Hongrie-Slovaquie avec le conflit de la centrale hydroélectrique de Gabcikovo située sur le Danube. Serbie et Croatie pour des «pénuries locales» d’eau et des «transferts de pollution» sur le Danube et la Save.
De nombreux incidents frontaliers liés à l’eau pourraient dégénérer en hostilités ouvertes, en raison de la pénurie croissante de cette ressource, selon des rapports publiés à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau. Ces conflits sont alimentés par les fleuves frontaliers ou transfrontaliers et les nappes phréatiques communes que les pays refusent de partager. Le dernier exemple en date est le différend israélo-libanais sur le Hasbani, affluent du Jourdain né au Liban dont les eaux sont, selon l’État hébreu, détournées par le Liban. 15 % des pays de la planète reçoivent plus de 50 % de leur eau de pays en amont et deux sur trois des grands fleuves ou nappes souterraines, soit plus de 300 dans le monde, sont partagés entre plusieurs pays, observe un rapport interministériel français. Pour le consultant...