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Actualités - Chronologies

Haute couture, et pourtant elle dure

Comment expliquer le fait que malgré les grands bouleversements, les révolutions des mœurs et de l’économie mondiale, la chute des cloisons sociales et le culte du fonctionnel, la haute couture non seulement survit mais prospère défiant le temps et les mauvais présages ? Sans pouvoir s’implanter ailleurs qu’à Paris, elle draîne, deux fois l’an, anciens riches et nouveaux millionnaires, presse et célébrités pêle-mêle à la présentation des créations dont le prix est astronomique et généralement importables dans la vie courante par le commun des mortels. Ce printemps, selon la tradition, douze maisons de couture françaises, deux italiennes et sept griffes «invitées» ont défilé à Paris, fidèles aux rituels. Parallèlement, dix-sept nouveaux créateurs ont donné à voir, avec un faste égal, leurs dernières créations. Détails été 2001 – Les ourlets remontent bien haut. – Le dos nu revient en grâce. – Les petits sacs-bijoux (brodés, perlés, pailletés) introduits par Christian Lacroix complètent les tenues très habillées. – Le soir, le dos se dénude (Jean-Paul Gaultier, Valentino, Versace) et le corset revient en force. – Les voilettes remplacent les chapeaux, complétant la coiffure. – Gaultier remet à la page les découpes et les cascades de perles, sombrées dans la désuétude depuis des décennies... – Pour Seredin et Vassiliev, les créateurs invités russes, les ballerines des danseuses montent en grade, en se hissant sur des talons hauts. En satin, montées en chaussures, elles accompagnent des tenues de grand-soir.
Comment expliquer le fait que malgré les grands bouleversements, les révolutions des mœurs et de l’économie mondiale, la chute des cloisons sociales et le culte du fonctionnel, la haute couture non seulement survit mais prospère défiant le temps et les mauvais présages ? Sans pouvoir s’implanter ailleurs qu’à Paris, elle draîne, deux fois l’an, anciens riches et nouveaux millionnaires, presse et célébrités pêle-mêle à la présentation des créations dont le prix est astronomique et généralement importables dans la vie courante par le commun des mortels. Ce printemps, selon la tradition, douze maisons de couture françaises, deux italiennes et sept griffes «invitées» ont défilé à Paris, fidèles aux rituels. Parallèlement, dix-sept nouveaux créateurs ont donné à voir, avec un faste égal, leurs...