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Actualités - Chronologies

Cinq pendaisons publiques à Téhéran

Cinq personnes, dont une femme, reconnues coupables de trafic et de consommation de drogue, ont été pendues lundi à l’aube à Téhéran. Au cri de «À mort les trafiquants», quelque 500 personnes ont assisté à ces exécutions. Les condamnés ont été pendus à l’aide de câbles attachés à des grues. De hauts responsables de la police étaient également présents. Mais beaucoup de gens regardaient, depuis les toits de leurs maisons, ces exécutions qui ont duré, au total, moins de trente minutes. Le quartier avait été complètement bouclé quelques heures avant, pour empêcher tout incident. Les cinq personnes, âgées d’une trentaine d’années, avaient les mains liées et les yeux bandés. La jeune femme, Fariba Tadjiani-Emamgholi, 30 ans, qui avait imploré le pardon des juges, a été placée à la gauche des quatre hommes, Ali Alipour, Ebrahim Ghaemchahri, Ali-Kazem Aslani et Farman Ghahremani-Azara. Les cinq personnes, accusées de vente et de consommation de «fortes quantités» d’héroïne depuis plusieurs années, avaient été arrêtées lors d’une opération de police effectuée le 23 février dans le quartier Khak-é-séfid, où se déroulaient 75 % du trafic de drogue de la région téhéranaise. Depuis, une des rues de ce quartier a été pratiquement rasée et doit faire place, selon la municipalit,é à un jardin public et à un centre sportif. Environ deux millions d’Iraniens, selon les chiffres officiels, sont toxicomanes, sur une population de 60 millions d’habitants. La dernière exécution publique remonte au 28 février, à Abadeh (centre), mais concernait des meurtriers. Le 10 janvier, le chef de la justice, l’ayatollah Mahmoud Hachemi-Chahroudi, avait annoncé que «800 trafiquants de drogue» attendaient la mort dans les prisons iraniennes.
Cinq personnes, dont une femme, reconnues coupables de trafic et de consommation de drogue, ont été pendues lundi à l’aube à Téhéran. Au cri de «À mort les trafiquants», quelque 500 personnes ont assisté à ces exécutions. Les condamnés ont été pendus à l’aide de câbles attachés à des grues. De hauts responsables de la police étaient également présents. Mais beaucoup de gens regardaient, depuis les toits de leurs maisons, ces exécutions qui ont duré, au total, moins de trente minutes. Le quartier avait été complètement bouclé quelques heures avant, pour empêcher tout incident. Les cinq personnes, âgées d’une trentaine d’années, avaient les mains liées et les yeux bandés. La jeune femme, Fariba Tadjiani-Emamgholi, 30 ans, qui avait imploré le pardon des juges, a été placée à la gauche des...