Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

Le geste d’un homme brisé

Le guide touristique égyptien avait enlevé quatre touristes allemands à Louxor, dans un geste désespéré pour tenter de les monnayer contre ses deux enfants qui sont «le sens de sa vie». Ibrahim Saïd Moussa est un homme «qui ne voulait faire de mal à personne», résume Mahdi al-Adli, 47 ans, le propriétaire de la maison où étaient détenus les touristes. D’ailleurs, bien que la police lui ait proposé à plusieurs reprises de partir, Mahdi al-Adli, père de onze enfants, a refusé de quitter son appartement du rez-de-chaussée de la maison, alors que les touristes étaient détenus au premier étage de ce bâtiment de style colonial, situé près du temple pharaonique de Karnak, dans l’agglomération de Louxor. Il a tout simplement expliqué être certain qu’il n’y aurait pas de violence. «C’est un homme très gentil. Il était très gentil avec mes enfants, leur donnait des gâteaux, des sucreries et de l’argent», a raconté ce chauffeur d’autobus. «Il n’a pas beaucoup d’amis, c’est quelqu’un de réservé (...) il n’avait pas l’intention de faire du mal», a-t-il encore assuré. Ibrahim Saïd Moussa, employé pour l’agence Cairo Express Travel, avait un différend avec son épouse, une Allemande, qui avait emmené leurs deux enfants, Karim, 8 ans, et Rami, trois ans et demi, en Allemagne. «Ma femme est partie depuis neuf mois avec mes deux enfants et je n’ai pas pu les voir ou leur parler au téléphone», avait dit le ravisseur, expliquant que sa vie n’avait «plus de sens», s’il perdait de vue ses enfants. Un des otages, Marco Wedekind, a raconté comment Moussa avait soigneusement préparé son opération. Lui et ses trois compatriotes avaient été invités à dîner par le guide, qui avait mis un somnifère dans leur boisson. Ils ont compris qu’ils étaient pris en otages en se réveillant «enchaînés». «Nous lui avons fait confiance. Nous avons mangé de la cuisine égyptienne. Nous nous sommes endormis à cause des drogues dans la boisson», a-t-il expliqué. Ils ont par la suite été libérés de leurs liens mais sont restés sous la menace de Moussa, a expliqué l’otage, ajoutant néanmoins qu’ils étaient tous «bien traités». Dans la nuit de lundi à mardi, le ravisseur avait perdu son sang-froid et menacé de «tuer un otage toutes les six heures» si ses enfants ne lui étaient pas rendus. Mais, à la suite de longues tractations, la police égyptienne est intervenue dans la nuit de mercredi à jeudi. «À 02h30 (00h30 GMT), il (le preneur d’otages) est descendu, parlant au téléphone. Deux ou trois policiers l’ont saisi et l’ont entraîné dans une voiture. Il n’y a pas eu de coups de feu, ni d’un côté ni de l’autre», a expliqué le propriétaire de la maison. Selon le ministère allemand des Affaires étrangères, Moussa était armé d’un pistolet et de grenades. Mais cette information n’a pas été confirmée par les autorités égyptiennes. D’autre part, M. al-Adli a déclaré, citant un policier, que le guide n’était armé que d’un pistolet d’alarme. Au moment de son arrestation, aux premières heures de la matinée jeudi, les quatre otages étaient réunis dans une pièce, assis sur des chaises, avec des jus de fruits et de la nourriture, a raconté M. al-Adli. Puis la police les a escortés jusqu’à une voiture.
Le guide touristique égyptien avait enlevé quatre touristes allemands à Louxor, dans un geste désespéré pour tenter de les monnayer contre ses deux enfants qui sont «le sens de sa vie». Ibrahim Saïd Moussa est un homme «qui ne voulait faire de mal à personne», résume Mahdi al-Adli, 47 ans, le propriétaire de la maison où étaient détenus les touristes. D’ailleurs, bien que la police lui ait proposé à plusieurs reprises de partir, Mahdi al-Adli, père de onze enfants, a refusé de quitter son appartement du rez-de-chaussée de la maison, alors que les touristes étaient détenus au premier étage de ce bâtiment de style colonial, situé près du temple pharaonique de Karnak, dans l’agglomération de Louxor. Il a tout simplement expliqué être certain qu’il n’y aurait pas de violence. «C’est un homme très...