Le secrétaire d’État Colin Powell a estimé qu’il était «difficile d’imaginer» des avancées sur des discussions de paix entre Israéliens et Palestiniens sans réduction de la violence, au cours d’une rencontre avec des représentants de la communauté juive américaine. «Le secrétaire d’État a dit qu’il était difficile d’imaginer des progrès sur le dossier de la paix sans réduction de la violence» qui secoue Israël et les territoires palestiniens, a déclaré son porte-parole Richard Boucher à l’issue de la rencontre. Le président de la conférence des présidents des organisations juives aux États-Unis, Ronald Lauder, s’est pour sa part félicité devant la presse d’avoir entendu M. Powell dire que les États-Unis «soutiennent Israël, en tant que pays, en tant que pays ami, et en tant que démocratie». M. Lauder a indiqué que la délégation de la communauté juive américaine avait soulevé le problème de «l’incitation à la violence» de la part des Palestiniens, affirmant qu’elle était présente dans certains livres d’écoles palestiniens et par voie d’affiches. M. Lauder a abordé la polémique sur les propos de M. Powell qui avait affirmé la semaine dernière que le président George W. Bush restait engagé par sa promesse, faite au cours de la campagne électorale, de transférer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem. «Il n’y a aucun doute dans mon esprit que le président Bush a fait cette déclaration en sachant ce qu’il disait et ce qu’il voulait», a-t-il affirmé. Le directeur exécutif de cette organisation, Malcolm Hoenlein, a pour sa part estimé que M. Powell «comprenait la position» du Premier ministre israélien Ariel Sharon «qui dit que l’on ne peut pas aller de l’avant avec les négociations tant qu’il ne serait pas mis fin à la violence». Il a également salué la volonté de M. Powell d’examiner le dossier israélo-arabe dans le contexte plus large des problèmes du Proche-Orient. «Agir contre l’Iran, traiter le dossier irakien, ce sont également des questions qui concernent la sécurité d’Israël», a-t-il souligné. Concernant le récent rapprochement russo-iranien, Colin Powell a prôné une politique «réaliste» envers Moscou, citant l’époque de l’URSS, alors que les deux pays ont continué d’exprimer leurs profondes divergences sur les ventes d’armes russes à l’Iran. Le chef de la diplomatie américaine a laissé entendre que les projets russes avec Téhéran pourraient nuire aux relations russo-américaines, déjà tendues avec les désaccords sur le projet de bouclier antimissile américain. «La Russie veut de meilleures relations avec les États-Unis et avec l’Ouest», mais «nous sommes inquiets de voir qu’elle pourrait s’engager dans des ventes d’armes avec des pays comme l’Iran», a déclaré M. Powell, au cours d’une audition devant une commission du Sénat. Débordant du cadre du contentieux sur l’Iran, M. Powell a estimé que Washington devait avoir à l’égard de Moscou l’attitude «réaliste» qui prévalait à la fin de la guerre froide, quand les États-Unis faisaient pression pour l’ouverture économique et la démocratie en URSS. «D’une certaine manière, pour ce qui concerne l’approche de la Russie, il me semble qu’elle ne devrait pas être terriblement différente de l’approche très réaliste que nous avions envers la vieille Union soviétique à la fin des années 80», a déclaré M. Powell. «Nous devons être réalistes et continuer de les encourager à aller vers une démocratie solide», a-t-il ajouté.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le secrétaire d’État Colin Powell a estimé qu’il était «difficile d’imaginer» des avancées sur des discussions de paix entre Israéliens et Palestiniens sans réduction de la violence, au cours d’une rencontre avec des représentants de la communauté juive américaine. «Le secrétaire d’État a dit qu’il était difficile d’imaginer des progrès sur le dossier de la paix sans réduction de la violence» qui secoue Israël et les territoires palestiniens, a déclaré son porte-parole Richard Boucher à l’issue de la rencontre. Le président de la conférence des présidents des organisations juives aux États-Unis, Ronald Lauder, s’est pour sa part félicité devant la presse d’avoir entendu M. Powell dire que les États-Unis «soutiennent Israël, en tant que pays, en tant que pays ami, et en tant que...