l En ces temps de francophonie en vedette (?) – pas seulement au Liban – on relève avec intérêt un article d’André Halimi, publié récemment dans le journal Le Monde. Extraits: «Il est curieux de constater que, après l’exception culturelle et autres défenses de la culture du cinéma français, un grand nombre de projets, de films annoncés en France et en Europe ont “des titres anglais” (...) Ainsi, outre Love me de Laetitia Masson (programmé dernièrement au CCF de Beyrouth), on signale pour bientôt: Fat Girl, de Catherine Brillat, Little Senegal, de Rachid Bouchareb – Foreign Policy, de Ziad Doueiri – et des films intitulés Blooming Flowers et The Napoleon Conspiracy. Et Arnaud Desplechin n’avait-il pas présenté – à Cannes – son film Esther Khan en version anglaise?!». Halimi ajoute: «On ne sait plus quels sont les films anglo-saxons et les français... les gens vont finir par croire qu’il n’y a plus que des films “américains”. Sans parler des films US qui conservent leur titre d’origine en France (tel Virgin Suicides)!». l Un peu dans le même ordre d’idées, signalons le propos désabusé d’un chef d’orchestre russe dont on parle beaucoup en ce moment, Valery Gergïev, homme d’une grande culture et passionné de musique: «L’Europe, pour moi, c’était Mozart, Fellini, Jean Gabin... Aujourd’hui, quelle vulgarité... Les drugstores, le porno...» Sans autre commentaire. l Gérard Depardieu ne risque certes pas d’être au chômage. Le voilà qui s’apprête à tourner en Scandinavie dans un film important (budget: 13 millions de dollars), intitulé I am Dina, réalisé par le Danois Ole Bornedal. Le film raconte l’histoire d’une jeune femme en Norvège, au XIXe siècle. l Belle distribution prévue pour le nouveau film du réalisateur d’American Beauty, Sam Mendes, intitulé Road to Perdition, d’après un roman de Max Collins. En tête, trois grandes vedettes masculines: Tom Hanks (en ange de la mort... et père de famille) – Jude Law (en assassin) – et Paul Newman. Plus Tom Sizemore qui jouera le trop fameux Al Capone. l Très en vue également, l’homme de lettres américain Jerome Charyn, qui aime habiter Paris (au quartier Montparnasse). Il vient de déclarer: «Le cinéma fut ma seule et véritable école. J’y ai tout appris: le langage, les sentiments et aussi à tenir une fourchette et un couteau. Ma seule éducation, c’est au cinéma que je la dois». Une dette dont Charyn s’est acquitté en écrivant, Movieland (édité à Paris, chez Stock, en 90).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats l En ces temps de francophonie en vedette (?) – pas seulement au Liban – on relève avec intérêt un article d’André Halimi, publié récemment dans le journal Le Monde. Extraits: «Il est curieux de constater que, après l’exception culturelle et autres défenses de la culture du cinéma français, un grand nombre de projets, de films annoncés en France et en Europe ont “des titres anglais” (...) Ainsi, outre Love me de Laetitia Masson (programmé dernièrement au CCF de Beyrouth), on signale pour bientôt: Fat Girl, de Catherine Brillat, Little Senegal, de Rachid Bouchareb – Foreign Policy, de Ziad Doueiri – et des films intitulés Blooming Flowers et The Napoleon Conspiracy. Et Arnaud Desplechin n’avait-il pas présenté – à Cannes – son film Esther Khan en version anglaise?!». Halimi ajoute: «On ne sait...