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Actualités - Chronologies

Annan à New Delhi pour relancer le dialogue sur le Cachemire

Le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan est attendu aujourd’hui en Inde pour une visite de trois jours destinée à faire pression pour une reprise du dialogue entre Islamabad et New Delhi sur le Cachemire, région himalayéenne que les deux pays se disputent. L’Inde est la dernière étape d’une tournée en Asie du Sud qui a déjà conduit M. Annan au Pakistan, au Népal et au Bangladesh. Le secrétaire général de l’Onu devrait insister au cours de cette visite sur la nécessité d’une reprise du dialogue bilatéral entre les deux capitales sur la question du Cachemire. Le dialogue entre l’Inde et le Pakistan avait été interrompu au printemps 1999 lorsque les armées des deux pays s’étaient affrontées brièvement sur les hauteurs de Kargil, au Cachemire. New Delhi a refusé depuis de rétablir les ponts en invoquant le soutien d’Islamabad au «terrorisme transfrontalier». Une résolution des Nations unies votée en 1948 prévoit la tenue d’un référendum d’autodétermination au Cachemire, seul État à majorité musulmane de l’Union indienne, mais New Delhi a toujours refusé d’envisager un tel scrutin, estimant que le Cachemire est partie intégrante de son territoire. L’Inde s’est d’ores et déjà félicitée des déclarations de M. Annan dimanche à Islamabad, indiquant que la question du Cachemire devait être réglée de manière bilatérale, entre l’Inde et le Pakistan, conformément à la Déclaration de Lahore en février 1999, et non par la mise en œuvre de résolutions de l’Onu. Le Cachemire, divisé en 1947 entre l’Inde et le Pakistan, est revendiqué par les deux pays. Une rébellion musulmane séparatiste a déjà fait plus de 34 000 morts depuis 1989 selon New Delhi, le double selon des dirigeants séparatistes. Depuis la partition du sous-continent indien en 1947, trois guerres ont opposé l’Inde au Pakistan, qui disposent chacun de l’arme nucléaire. Le Premier ministre indien Atal Behari Vajpayee avait laissé entendre au lendemain des déclarations de M. Annan que New Delhi pourrait prochainement rétablir le dialogue avec son voisin. Il a ajouté que l’Inde avait essayé de donner «un élan» au processus de paix au Cachemire, en suspendant en novembre ses opérations de combat contre les groupes de la guérilla islamique. «Mais notre voisin alimente encore le terrorisme», a-t-il dit. New Delhi a décidé un cessez-le-feu unilatéral au Cachemire que les groupes séparatistes musulmans ont rejeté. Le Pakistan avait réagi de son côté en proposant l’ouverture d’un dialogue à trois, Inde, Pakistan et groupes rebelles, que New Delhi avait écarté, accusant Islamabad de soutenir le «terrorisme». La principale alliance séparatiste au Cachemire a dépêché un de ses représentants à New Delhi dans l’espoir d’y rencontrer M. Annan. Ce dernier, dont c’est la seconde visite en Inde, doit rencontrer le Premier ministre indien, le ministre de la Défense George Fernandes et le ministre des Affaires étrangères Jaswant Singh.
Le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan est attendu aujourd’hui en Inde pour une visite de trois jours destinée à faire pression pour une reprise du dialogue entre Islamabad et New Delhi sur le Cachemire, région himalayéenne que les deux pays se disputent. L’Inde est la dernière étape d’une tournée en Asie du Sud qui a déjà conduit M. Annan au Pakistan, au Népal et au Bangladesh. Le secrétaire général de l’Onu devrait insister au cours de cette visite sur la nécessité d’une reprise du dialogue bilatéral entre les deux capitales sur la question du Cachemire. Le dialogue entre l’Inde et le Pakistan avait été interrompu au printemps 1999 lorsque les armées des deux pays s’étaient affrontées brièvement sur les hauteurs de Kargil, au Cachemire. New Delhi a refusé depuis de rétablir les ponts en...