La Russie reste une menace - potentielle, estime Bush
le 15 mars 2001 à 00h00
Le président américain George W. Bush a affirmé que la Russie ne représentait plus l’ennemi mais qu’elle restait potentiellement une menace avec son arsenal nucléaire, en évoquant ses projets de défense antimissile. «La Russie n’est pas un ennemi, mais elle peut être une menace si elle décide de l’être (...) et il sera très important pour mon Administration d’expliquer cela clairement à M. Poutine», a déclaré M. Bush dans une interview accordée mardi soir à plusieurs quotidiens régionaux américains. «La défense antimissile est une manière de commencer à concentrer nos ressources sur les vraies menaces qui se présentent à l’Amérique», a expliqué le président en notant que toutes les puissances possédant l’arme nucléaire «sont une menace». «Mais les vraies menaces contre la paix et la stabilité proviennent de ces nations qui ne sont pas très transparentes et qui sont des régimes autoritaires (...) Ce sont des gens introduisant le terrorisme chez nous», a-t-il souligné. Des discussions américano-russes à haut niveau se dérouleront cette semaine à Washington à l’occasion de la venue dans la capitale américaine du conseiller présidentiel russe pour les questions de sécurité nationale Sergueï Ivanov. Il rencontrera aujourd’hui son homologue américaine, Mme Condoleezza Rice. Les relations américano-russes traversent une nouvelle période de tension qui a été accentuée encore cette semaine par des déclarations de M. Poutine favorables à la reprise de ventes d’armes à l’Iran et de la coopération nucléaire avec ce pays. La volonté des États-Unis de déployer un bouclier antimissile représente depuis plus de deux ans l’un des grands points de contentieux entre les deux pays, Moscou refusant toute adaptation du traité ABM signé en 1972 par les deux pays, pour permettre le déploiement de tels systèmes d’armes. M. Bush a par ailleurs affirmé au cours de cette interview qu’il s’efforcerait de convaincre M. Poutine d’accepter une modification de ce traité et il a assuré que les États-Unis, «ne rompront pas précipitamment les engagements pris par les précédentes administrations. Le traité ABM (...) sera un sujet délicat avec les Russes et nous leur donnerons le temps de réagir à nos besoins», a-t-il affirmé. Durant sa campagne présidentielle, M. Bush et ses conseillers avaient affirmé qu’ils n’hésiteraient pas au besoin à dénoncer le traité ABM si la Russie continuait à s’opposer à son adaptation.
Le président américain George W. Bush a affirmé que la Russie ne représentait plus l’ennemi mais qu’elle restait potentiellement une menace avec son arsenal nucléaire, en évoquant ses projets de défense antimissile. «La Russie n’est pas un ennemi, mais elle peut être une menace si elle décide de l’être (...) et il sera très important pour mon Administration d’expliquer cela clairement à M. Poutine», a déclaré M. Bush dans une interview accordée mardi soir à plusieurs quotidiens régionaux américains. «La défense antimissile est une manière de commencer à concentrer nos ressources sur les vraies menaces qui se présentent à l’Amérique», a expliqué le président en notant que toutes les puissances possédant l’arme nucléaire «sont une menace». «Mais les vraies menaces contre la paix et la...
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