La destruction de Mir provoquerait des risques écologiques élevés
le 14 mars 2001 à 00h00
La station orbitale Mir va polluer l’atmosphère terrestre «sur plusieurs centaines de kilomètres» lors de l’opération de sa destruction prévue pour fin mars, a affirmé hier un expert du centre de la politique écologique russe, Sergueï Kritchevski. «Il est impossible de détruire Mir sans risques écologiques avec la méthode choisie» par les responsables du secteur spatial russe, a estimé M. Kritchevski, membre-correspondant de l’Académie des sciences naturelles de Russie. Les Russes ont décidé de désorbiter la station, devenue obsolète, et de la faire brûler dans l’atmosphère. L’opération devrait se dérouler entre le 20 et le 23 mars, lorsque l’orbite de Mir descendra à 220 km. «En entrant dans les couches denses de l’atmosphère, en dessous de 100 km de la Terre, avec une grande vitesse, plus de 8 km par seconde, la station va freiner, sa surface se réchauffera jusqu’à plusieurs milliers de degrés Celsius et ses structures vont fondre, brûler, se vaporiser et se détruire, en polluant l’atmosphère sur toute la trajectoire de sa chute», a expliqué M. Kritchevski. Le scientifique craint également «une défaillance du système de moteurs» de la station âgée de quinze ans, qui pourrait survenir au cours de l’opération, en entraînant «un changement radical de trajectoire» et «un scénario catastrophe». Enfin, l’expert évoque «l’existence d’un grand nombre de micro-organismes agressifs à bord de la station» qui pourraient pénétrer «dans l’océan ou dans n’importe quel endroit de la planète». «Leur agressivité a considérablement augmenté» après plusieurs années passées en orbite, estime-t-il. Les responsables du secteur spatial russe qui vont diriger l’opération de destruction de Mir ont affirmé à plusieurs reprises que les risques de l’opération étaient minimes.
La station orbitale Mir va polluer l’atmosphère terrestre «sur plusieurs centaines de kilomètres» lors de l’opération de sa destruction prévue pour fin mars, a affirmé hier un expert du centre de la politique écologique russe, Sergueï Kritchevski. «Il est impossible de détruire Mir sans risques écologiques avec la méthode choisie» par les responsables du secteur spatial russe, a estimé M. Kritchevski, membre-correspondant de l’Académie des sciences naturelles de Russie. Les Russes ont décidé de désorbiter la station, devenue obsolète, et de la faire brûler dans l’atmosphère. L’opération devrait se dérouler entre le 20 et le 23 mars, lorsque l’orbite de Mir descendra à 220 km. «En entrant dans les couches denses de l’atmosphère, en dessous de 100 km de la Terre, avec une grande vitesse, plus de 8...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.