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Actualités - Chronologies

Des milliards de dollars partis en fumée

Avec la chute des marchés boursiers et le plongeon depuis un an, ce sont des milliards de dollars qui sont partis en fumée et la valeur des grandes entreprises en Bourse a été parfois divisée par trois, quatre ou même plus. Il y a tout juste un an, avec la bulle spéculative sur les valeurs de l’Internet et l’envolée de la bourse électronique Nasdaq, les entreprises de la «nouvelle économie» faisaient un véritable pied de nez aux entreprises centenaires. Cisco Systems, le fabricant d’équipements de télécommunications pour l’Internet, vaut en Bourse à peine 136 milliards de dollars. Certes, peu de sociétés dans le monde peuvent revendiquer une telle valeur, mais l’étoile de Cisco a bien pâli. Il y a pratiquement un an, à 590 milliards de dollars, Cisco montait brièvement sur la première marche au classement mondial des capitalisations boursières, soit la valeur d’une action d’une entreprise multipliée par le nombre de titres en circulation. Depuis, la «vieille économie» a regagné son rang avec, par exemple, le groupe General Electric (moteurs d’avion, financement de crédits, électroménager, matériel médical). General Electric vaut aujourd’hui 390 milliards de dollars en bourse, même si ce géant a vu sa capitalisation boursière fondre de 42 milliards sur la seule séance de lundi. Autre exemple avec le premier groupe pétrolier mondial Exxon-Mobil dont la valeur était lundi de 291 milliards de dollars contre 332 milliards en novembre dernier à son record, une résistance à la curée boursière qui s’explique grâce au prix du pétrole brut sur les marchés mondiaux. Microsoft, le premier fabricant mondial de logiciels, a également été emporté par l’éclatement de «la bulle», et valait lundi 278 milliards après avoir été également un moment le groupe le plus cher en Bourse avec une capitalisation de 614 milliards de dollars. Même chose pour le spécialiste des microprocesseurs Intel dont la valeur s’est effondrée de 512 milliards de dollars en août dernier à 182 milliards lundi, ou Yahoo, le portail, qui a littéralement fondu en passant de 114 milliards de dollars à moins de 9 milliards. En confiant lundi sur la BBC que les valeurs de l’Internet n’étaient peut-être pas le meilleur placement, le patron du commerçant en ligne Amazon.com devait certainement penser également à la valeur de son entreprise qui est passée de 27 à 3,8 milliards de dollars. «Ce ne sont pas des actions avec lesquelles on peut dormir paisiblement la nuit. Ce sont des titres volatils», a déclaré Jeff Bezos qui ne devrait pas trouver beaucoup de boursiers pour le démentir.
Avec la chute des marchés boursiers et le plongeon depuis un an, ce sont des milliards de dollars qui sont partis en fumée et la valeur des grandes entreprises en Bourse a été parfois divisée par trois, quatre ou même plus. Il y a tout juste un an, avec la bulle spéculative sur les valeurs de l’Internet et l’envolée de la bourse électronique Nasdaq, les entreprises de la «nouvelle économie» faisaient un véritable pied de nez aux entreprises centenaires. Cisco Systems, le fabricant d’équipements de télécommunications pour l’Internet, vaut en Bourse à peine 136 milliards de dollars. Certes, peu de sociétés dans le monde peuvent revendiquer une telle valeur, mais l’étoile de Cisco a bien pâli. Il y a pratiquement un an, à 590 milliards de dollars, Cisco montait brièvement sur la première marche au...