CINÉMA - Vingt-six films à Toronto - L’accessibilité en festival
le 13 mars 2001 à 00h00
Le dernier film du Québécois Pierre Falardeau inaugurera la quatrième édition du Festival de cinéma francophone de Toronto, qui accueillera également cette année des cinéastes français, a indiqué la fondatrice du festival Cinéfranco. Le festival s’ouvrira ainsi le 29 mars avec la première projection hors Québec de 15 février 1839, un film qui raconte la révolte des Patriotes contre les Canadiens anglais. «Nous avons été choisis par les Rendez-vous du cinéma québécois pour être leur vitrine» (au Canada anglais), a dit en entrevue la fondatrice du festival, Marcelle Lean. Ce rapprochement avec l’industrie québécoise permettra aux amateurs de découvrir cinq films tout juste sortis sur les écrans dans la Belle Province. Si Falardeau n’a pas encore indiqué s’il se déplacera pour présenter son film, la venue des cinéastes français Gabriel Aghion et Joyce Sherman Bunuel est déjà confirmée. Aghion présentera ses deux derniers films, les comédies Belle Maman, avec Vincent Lindon et Catherine Deneuve, et Le Libertin, qui met en vedette Vincent Perez et Josiane Balasko. Joyce Sherman Bunuel présentera quant à elle Salsa, un film qui relate la fascination d’un pianiste toulousain pour la musique cubaine et dénonce la xénophobie en Europe, a dit Lean. La plupart des quelque 26 films à l’affiche cette année sont des histoires d’amour ou des comédies de mœurs, à l’exception de films plus sombres comme Le Harem de Mme Osmane, une coproduction franco-algérienne retraçant la guerre civile à Alger ; «Scènes de crimes, une enquête sur un meurtrier en série en banlieue parisienne ; ou Hochelaga, sur la guerre des motards criminalisés au Québec. «Je voudrais que Cinéfranco (se déroule) sous le signe de l’accessibilité», a dit la fondatrice pour expliquer son choix de programmation, volontairement axé sur les comédies et les fresques historiques pour répondre à la demande. Le festival se tiendra la fin de semaine du 29 mars au 1er avril. Il a attiré l’an dernier quelque 6 000 spectateurs en trois jours. Environ 80 % du public est anglophone ou allophone et le reste provient des quelque 100 000 francophones vivant à Toronto. «Je trouve qu’il y a beaucoup de francophilie parmi les anglophones. Le cinéma est une façon d’entrer en contact avec cette culture qui les fascine», a dit Lean, qui a longtemps enseigné le français à Toronto.
Le dernier film du Québécois Pierre Falardeau inaugurera la quatrième édition du Festival de cinéma francophone de Toronto, qui accueillera également cette année des cinéastes français, a indiqué la fondatrice du festival Cinéfranco. Le festival s’ouvrira ainsi le 29 mars avec la première projection hors Québec de 15 février 1839, un film qui raconte la révolte des Patriotes contre les Canadiens anglais. «Nous avons été choisis par les Rendez-vous du cinéma québécois pour être leur vitrine» (au Canada anglais), a dit en entrevue la fondatrice du festival, Marcelle Lean. Ce rapprochement avec l’industrie québécoise permettra aux amateurs de découvrir cinq films tout juste sortis sur les écrans dans la Belle Province. Si Falardeau n’a pas encore indiqué s’il se déplacera pour présenter son film, la...
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