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Actualités - Chronologies

LITTÉRATURE - Décès de Luce D’Eramo

L’écrivain italien Luce D’Eramo, auteur notamment de Déviations (1979), un livres sur ses treize semaines passées au camp de concentration de Dachau traduit dans le monde entier, est décédée en début de semaine à Rome à l’âge de 76 ans. Née à Reims (nord-est de la France) en 1925 de parents italiens, Luce D’Eramo a mené une vie douloureuse au passé encombrant après être rentrée en Italie en 1939. Auparavant, elle avait vécu quelque temps à Paris. Issue d’une famille fasciste – son père architecte est sous-secrétaire au ministère de la Presse dans l’éphémère République de Salo en 1943 – elle ne croit pas à la joie provoquée par la chute de Mussolini et part en Autriche puis en Allemagne. «Je voulais comprendre», répétait celle qui, ouvrière dans une usine de Francfort, fait la grève et se retrouve en prison puis dans le camp de concentration de Dachau d’où elle finit par s’évader. Diplômée en lettres et en philosophie, paralysée des jambes depuis 1944, conséquence de l’écroulement d’un mur lors d’un bombardement allié sur Francfort où elle était devenue femme de chambre, elle se considérait comme une «extraterrestre». Je suis une extraterrestre est d’ailleurs le nom de son dernier ouvrage, un livre interview publié en 1999. Parmi ses principaux livres, tous publiés en Italie aux éditions Mondadori, figurent Noyau zéro (1981, l’histoire d’un groupe terroriste sur le thème de la lutte armée en pleine période des Brigades rouges), Dernière lune (1993, sur la vieillesse), Ils partiront (1996, un roman de science-fiction), Une étrange infortune (1997, sur la folie) et On est prié de ne pas déranger.
L’écrivain italien Luce D’Eramo, auteur notamment de Déviations (1979), un livres sur ses treize semaines passées au camp de concentration de Dachau traduit dans le monde entier, est décédée en début de semaine à Rome à l’âge de 76 ans. Née à Reims (nord-est de la France) en 1925 de parents italiens, Luce D’Eramo a mené une vie douloureuse au passé encombrant après être rentrée en Italie en 1939. Auparavant, elle avait vécu quelque temps à Paris. Issue d’une famille fasciste – son père architecte est sous-secrétaire au ministère de la Presse dans l’éphémère République de Salo en 1943 – elle ne croit pas à la joie provoquée par la chute de Mussolini et part en Autriche puis en Allemagne. «Je voulais comprendre», répétait celle qui, ouvrière dans une usine de Francfort, fait la grève et se...