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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : dollar toujours recherché

Le marché des changes de Beyrouth a repris ses activités normalement hier, au lendemain du long chômage officiel de l’Adha, dans un climat calme en attendant la concrétisation des mesures gouvernementales destinées à l’assainissement des finances publiques. Dans ce contexte empreint d’expectative, la demande du dollar ne devait guère dépasser le cadre des besoins commerciaux courants des opérateurs. Mais, en l’absence d’intérêts particuliers à l’offre de cette monnaie en dehors de la Banque du Liban (BDL), cette dernière est restée la principale contrepartie à la vente. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente du billet vert, la BDL est parvenue donc à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis déjà un an et demi. Pourtant, les établissements de crédit continuaient à négocier effectivement le dollar au haut de cette fourchette d’intervention de la BDL, soit à 1 514,00 LL, ont indiqué les cambistes, mais dans des volumes d’affaires très modérés ne dépassant pas au total quelque huit millions de dollars. Fermeté de l’euro à l’étranger À l’étranger, l’euro est resté ferme face au dollar hier, sur les marchés des changes internationaux, profitant des chiffres sur la croissance européenne pour le quatrième trimestre, tandis que le yen regagnait quelques points mais restait affaibli par les commentaires inquiétants du ministre japonais des Finances, Kiichi Miyazawa. L’euro a été conforté par la vigueur de la croissance dans la zone euro en 2000, ont indiqué les cambistes. Les opérateurs ont certes été sensibilisés par l’annonce hier de l’Office européen de statistiques Eurostat que le Produit intérieur brut (PIB) dans la zone euro a progressé de 0,7 % au quatrième trimestre 2000 par rapport au trimestre précédent, et de 3,4 % pour l’ensemble de l’année dernière par rapport à 1999 qui a connu un taux de croissance de 2,5 % seulement. Eurostat a expliqué la forte augmentation du PIB en 2000 par rapport à 1999 en particulier par le fort dynamisme du commerce extérieur européen, les exportations ayant augmenté de 11,7 en un an dans la zone euro. D’un autre côté, le yen s’est un peu raffermi grâce à l’intervention des exportateurs japonais qui ont profité de son récent accès de faiblesse pour le racheter, ont indiqué les cambistes. Cependant, les investisseurs restaient toujours sous le coup des commentaires inquiétants du ministre des Finances japonais. Ce dernier a sonné hier l’alarme sur l’état des finances publiques de son pays en prévenant que celles-ci étaient proches de l’effondrement. Pourtant, les attaques à la baisse du dollar ne devaient guère prendre de l’ampleur hier, le marché paraissant attendre les chiffres de l’emploi aux États-Unis en février qui seront publiés aujourd’hui. Ces derniers risquent d’être faibles, anticipent certains analystes, ce qui inciterait la Réserve fédérale américaine, (Fed), selon eux, à abaisser de nouveau ses taux d’intérêt d’un demi-point en pourcentage à 5,00 % lors de la réunion de son comité de politique monétaire le 20 mars prochain, afin de donner un nouveau coup de fouet à la croissance de l’économie. Si tel est le cas, le billet vert pourrait céder un peu de terrain sous le rapport de la baisse de sa rentabilité. Quant à la livre sterling, elle a bien réagi hier à la décision de la Banque d’Angleterre de maintenir son taux directeur à 5,75 %, au lendemain de la présentation du budget britannique. Cela étant, le dollar s’est montré un peu vulnérable, se négociant à New York, légèrement à la baisse comme suit : – 0,9318 pour un euro contre 0,9295, la veille – 1,4693 pour un sterling contre 1,4605 – 2,0990 DM contre 2,1040 – 7,0397 FF contre 7,0570 – 1,6532 FS contre 1,6570 – 2 077,99 lires contre 2 083,15 – 119,71 yens contre 120,05. Bourse de Beyrouth : baisse de Solidere A À la Bourse de Beyrouth, qui a repris ses activités hier, au lendemain du long chômage de l’Adha, la tendance était à la baisse avec la rechute des actions A de Solidere de 5 7/8 à 5 5/8 dollars, dans un marché autrement restreint et stationnaire sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a diminué de 0,36 % à 60,49 points, tandis que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu à 141,52 points. Ce mouvement s’est produit dans un volume d’affaires très mince avec 17 012 actions négociées d’une valeur globale de 70 062 dollars seulement. Irrégularité des Bourses américaines Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont été diversement orientés avec la chute de la Bourse électronique Nasdaq et la remontée de Wall Street. Le Nasdaq est resté hier sous pression en raison du plongeon de 20 de l’action de portail Internet Yahoo entraînant dans son sillage l’ensemble des titres de l’Internet. Yahoo, qui a révisé en forte baisse ses prévisions de résultat pour le premier trimestre et annoncé que la visibilité pour le reste de l’exercice 2001 est très mauvaise, devait faire l’objet de très fortes pressions. Cela d’autant que le PDG du groupe, Timothy Koogle, indiquait également qu’il quitterait son poste dès qu’un remplaçant externe sera trouvé, mais qu’il resterait président du conseil d’administration. La cotation de l’action avait été suspendue quasiment durant toute la séance de mercredi avant que Yahoo ne communique ces informations après la clôture du marché la veille. Dans ces conditions, l’indice composite Nasdaq devait revenir au-dessous de la barre des 2 200 points pour frôler le seuil des 2 150 points par moment. Wall Street était, en revanche, bien orientée après une incertitude initiale. Elle a été généralement soutenue par les valeurs pharmaceutiques, des grands magasins et de la distribution. Son principal indice, le Dow Jones des 30 vedettes industrielles, a en effet fluctué hier, entre un plus bas à 10 711,30 points et un plus haut à 10 799,36 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 796,08 points, en hausse de 66,48 points sur la veille. Les Bourses européennes plutôt en baisse Les marchés boursiers européens ont dans l’ensemble perdu du terrain jeudi dans le sillage de la tendance indécise enregistrée sur les marchés américains au lendemain d’une nette reprise des marchés. L’appel à se renforcer en actions au détriment des liquidités émis mercredi matin par la «gourou» de Wall Street, Abby Joseph Cohen, a été quelque peu contrebalancé par la sévère mise en garde émise par la vedette d’Internet, Yahoo, sur ses prochains résultats, mercredi après la clôture des marchés. À la clôture, l’indice pan-européen FTSE Eurotop 300 a abandonné 0,4 %, tandis que le DJ Euro Stoxx 50, plus étroit parce que limité à la zone euro, a cédé 099 %. Les technologiques ont été les premières touchées par les prises de bénéfices. L’indice DJ Stoxx a sombré dans le rouge et perd 3,1 % en fin d’après-midi. C’est le fournisseur d’accès espagnol à Internet Terra Lycos qui a le plus ressenti le «profit warning» de Yahoo. La valeur a terminé en repli de 10 %. «On notera qu’environ 55 % des ventes de Terra provenaient l’an dernier des États-Unis (via Lycos), pour l’essentiel du chiffre d’affaires de la publicité en ligne (également la principale source de revenus pour Yahoo)», a commenté Merril Lynch dans une note. «Bien que nous comprenions que Terra puisse avoir suffisamment de contrats à long terme pour le 1er trimestre, nous craignons que le groupe ne recontre “un mur” si le marché de la publicité en ligne ne montre pas de signes de reprises dès le deuxième trimestre», a ajouté l’analyste de la banque d’affaires américaine. Tokyo : un marché affecté par les technologiques La Bourse de Tokyo s’est repliée jeudi, les investisseurs ayant vendu des titres Kyocera Corp et d’autres vedettes de la haute technologie, estimant que leur récente hausse s’essouffle. L’indice Nikkei 225 a perdu 73,33 points, soit 0,58 %, à 12 650,56. La diminution de 11,8 % des commandes à la construction mécanique japonaise en janvier, alors que les analystes attendaient une baisse de 5,5 %, a également pesé sur la tendance. «Les investisseurs ne sont tout simplement pas prêts à maintenir une progression soutenue du marché dans de telles conditions économiques», a estimé Hiroshi Arano, de Dai-Ichi Kangyo Asset Management. «La seule chose dont le marché est persuadé en ce moment est que les gains seront suivis de ventes. Acheter activement actuellement ressemble à gravir une montagne en pleine tempête – ce n’est tout simplement pas pratique». Kyocera, le plus grand fabricant mondial de céramiques pour circuits intégrés, a cédé 3,70 %. Les opérateurs s’attendent à une résistance significative au niveau 12 800 de l’indice, en raison en partie de la crainte d’une plus grande instabilité à l’approche du règlement des contrats et options mars sur indice vendredi. Kyocera, Matsushita Communication Industrial Co Ltd et d’autres fournisseurs japonais d’équipement de télécommunications mobiles, qui avaient sensiblement progressé en début de semaine, ont été affectés par des rumeurs de mise en garde sur résultats de Nokia, le plus grand fabricant mondial de téléphones mobiles.
Le marché des changes de Beyrouth a repris ses activités normalement hier, au lendemain du long chômage officiel de l’Adha, dans un climat calme en attendant la concrétisation des mesures gouvernementales destinées à l’assainissement des finances publiques. Dans ce contexte empreint d’expectative, la demande du dollar ne devait guère dépasser le cadre des besoins commerciaux courants des opérateurs. Mais, en l’absence d’intérêts particuliers à l’offre de cette monnaie en dehors de la Banque du Liban (BDL), cette dernière est restée la principale contrepartie à la vente. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente du billet vert, la BDL est parvenue donc à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis...