Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

Le développement du commerce - électronique freiné par la fraude

La fraude à la carte de crédit sur l’Internet et la peur d’utiliser un paiement en ligne sont un frein important au développement du commerce électronique, estiment des analystes. Les données chiffrées sur l’escroquerie en ligne sont très difficiles à évaluer. Pourtant la firme de conseil Meridien Research a estimé que les fraudes relatives au paiement sur l’Internet se sont élevées à 1,6 milliard de dollars en 2000, dont la majorité générée aux États-Unis. Et avec la croissance des paiements en ligne, Meridien Research prévoit que la fraude pourrait atteindre entre 5,7 et 15,5 milliards de dollars en 2005. En réalité, tout dépendra des sommes qui seront investies dans les technologies antiescroqueries. D’ailleurs, dans l’ensemble, les fraudes en ligne tendent à diminuer, et ce «grâce aux solutions technologiques qui fonctionnent bien et aux commerçants devenus plus ingénieux», souligne Jeanne Capachin, analyste chez Meridien. De la perspective du consommateur, «la perception du danger est probablement plus intense que le danger lui-même», pense Mark Rasch de Predictive Systems, une société conseil en surveillance sur l’Internet. L’utilisation de la carte de crédit sur le Web, selon lui, «est probablement plus sûre qu’elle ne l’est dans le monde réel». Les consommateurs ne sont «pas tenus pour responsables en cas de transaction frauduleuse sur l’Internet par les organismes de crédit», dit-il. En revanche, il estime que «les gens sont davantage réticents à l’utilisation de leur carte de crédit en ligne surtout par souci de préserver leur intimité et leur sécurité». Commissions sur les transactions «Ce sont les commerçants qui assument le coût de la fraude sur l’Internet», affirme Dan Clements, un employé d’Adcops, site Web qui permet aux commerçants d’identifier et de déjouer les fraudes éventuelles. Les groupements de cartes de crédit comme Visa ou Mastercard «pénalisent les commerçants touchés par une escroquerie et les obligent à en assumer la perte engendrée», explique Dan Clements. Les émetteurs de carte «se moquent totalement de la fraude sur l’Internet. Ils font de l’argent, même quand il s’agit d’une fraude», poursuit-il en faisant référence aux commissions sur les transactions. La porte-parole de Visa International, Casey Watson, affirme le contraire. Le commerce sur l’Internet «est un marché qui double chaque année et qui connaît une croissance incroyable. Cela n’a pas de sens de nous désintéresser de la fraude», dit-elle. Le groupement Visa va demander plus de données permettant une garantie d’authentification, comme par exemple un mot de passe ou un code délivré par la banque pour permettre au porteur de la carte d’effectuer son paiement en ligne en toute sécurité. Ce moyen permettrait de réduire de moitié la fraude, affirme Casey Watson.
La fraude à la carte de crédit sur l’Internet et la peur d’utiliser un paiement en ligne sont un frein important au développement du commerce électronique, estiment des analystes. Les données chiffrées sur l’escroquerie en ligne sont très difficiles à évaluer. Pourtant la firme de conseil Meridien Research a estimé que les fraudes relatives au paiement sur l’Internet se sont élevées à 1,6 milliard de dollars en 2000, dont la majorité générée aux États-Unis. Et avec la croissance des paiements en ligne, Meridien Research prévoit que la fraude pourrait atteindre entre 5,7 et 15,5 milliards de dollars en 2005. En réalité, tout dépendra des sommes qui seront investies dans les technologies antiescroqueries. D’ailleurs, dans l’ensemble, les fraudes en ligne tendent à diminuer, et ce «grâce aux solutions...