La Scuderia Ferrari, Jean Todt son directeur sportif en tête, s’attend à un nouveau duel avec McLaren-Mercedes dans la course au titre mondial qui débutera cette fin de semaine au Grand Prix d’Australie de Formule 1 à Melbourne. Une nouvelle réglementation en matière d’aérodynamique, notamment un aileron avant relevé de 5 cm, un arrière limité à trois éléments, une future libéralisation de l’électronique à partir de l’Espagne (29 avril), l’arrivée de Michelin face à Bridgestone, rien toutefois ne devrait remettre en cause la suprématie des deux équipes reines de la F1 cette année encore. «Comme au début de chaque saison, nous remettons les compteurs à zéro, expliquait Jean Todt. Cela étant, les cartes ne sont jamais totalement redistribuées. J’espère que notre voiture aura fait un pas avant. Mais pour les autres, cela doit également être le cas. Beaucoup d’équipes ont changé d’organisation, d’autres vont progresser. Je pense notamment à Williams et au nouveau moteur BMW et à Renault qui a décidé de s’impliquer. Le paysage est certes modifié, mais pas totalement». «Il y a bien sûr Michelin qui, sur certains circuits, dans certaines conditions, peut créer la surprise. Mais Bridgestone devrait garder sa suprématie sur la saison en raison de son expérience et de sa haute technicité», poursuivait le patron de la gestion sportive de Ferrari. « Jamais sûrs de rien » Champion du monde des constructeurs, des pilotes avec Michael Schumacher, pour la première fois depuis vingt et un ans, une saison 2000 exceptionnelle, avec dix victoires en Grand Prix de la «Rossa» : cette réussite ne donne pourtant pas à la Scuderia une assurance supplémentaire au moment d’aborder un nouveau championnat. «Les titres ne nous ont pas donné de l’assurance, mais une détermination encore plus grande. Nous sommes humbles. Vous n’êtes jamais sûrs de rien en F1 et nous nous sommes concentrés sur le développement de la nouvelle voiture, sur les préparatifs de cette nouvelle saison», insistait Todt. De nombreuses nouveautés, notamment le moteur, suscitent toujours l’inquiétude à l’aube d’une saison. Ferrari n’y déroge pas. Même si les derniers essais ont été plus que satisfaisants, même si les pilotes, Michael Schumacher et Rubens Barrichello, se montrent élogieux quand ils parlent de la F2001. «Bien sûr que nous sommes inquiets. Notamment en matière de fiabilité. On peut toujours avoir des craintes, notamment avec un nouveau moteur», admettait ainsi Jean Todt. Melbourne pour savoir enfin Face à la charge énorme de travail, la fourniture du V10 champion du monde 2000 à deux écuries, Prost et Sauber, contre la seule équipe helvétique l’an passé, n’a pas pesé sur l’entreprise de Maranello. Tout avait été prévu. «La charge est bien sûr supérieure, mais nous avons créé une structure spécifique. Il n’y a pas d’interférence avec notre équipe de course. Il y a bien sûr un lien, mais pas d’implication directe», expliquait Todt. Le patron de la gestion sportive aurait souhaité ne pas remettre trop de choses en cause par rapport à l’an dernier. Notamment l’électronique. Mais, après s’être montrés réticents, Todt et Ferrari ont accepté la libéralisation. «J’aurais préféré ne pas changer, reconnaissait le Français. Toutefois, dans la mesure où il était difficile d’assurer de bons contrôles, cette décision permet à tout le monde de se retrouver sur un pied d’égalité, d’éviter que certaines équipes n’aillent trop loin dans l’interprétation des règlements». Le directeur de la Scuderia attend maintenant Melbourne pour savoir enfin. Lever les doutes, les inquiétudes. Ou au contraire... «Tout ce que l’on peut voir l’hiver en essais est toujours difficile à évaluer. Pneus ? Essence ? Poids ? Il n’y a qu’un Grand Prix pour délivrer un verdict sérieux. Et le premier constitue toujours l’heure de vérité. À Melbourne, nous connaîtrons enfin le véritable rapport de force. Il n’y aura pas besoin d’attendre plusieurs courses pour être fixé, pour savoir à quoi ressemblera 2001», estimait le patron de Ferrari.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Scuderia Ferrari, Jean Todt son directeur sportif en tête, s’attend à un nouveau duel avec McLaren-Mercedes dans la course au titre mondial qui débutera cette fin de semaine au Grand Prix d’Australie de Formule 1 à Melbourne. Une nouvelle réglementation en matière d’aérodynamique, notamment un aileron avant relevé de 5 cm, un arrière limité à trois éléments, une future libéralisation de l’électronique à partir de l’Espagne (29 avril), l’arrivée de Michelin face à Bridgestone, rien toutefois ne devrait remettre en cause la suprématie des deux équipes reines de la F1 cette année encore. «Comme au début de chaque saison, nous remettons les compteurs à zéro, expliquait Jean Todt. Cela étant, les cartes ne sont jamais totalement redistribuées. J’espère que notre voiture aura fait un pas avant. Mais...