Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

FRANCE - Les trois quarts des réfugiés kurdes ont demandé l’asile

Les trois quarts des 910 réfugiés kurdes, dont le sauf-conduit d’une semaine prenait fin hier, ont fait des démarches auprès des préfectures pour obtenir l’asile politique en France, les autres se trouvant à partir de jeudi en situation irrégulière. Ce bilan a été établi, avec «prudence», hier par le préfet du Var, Daniel Canepa, et il regroupe les APS (Autorisations provisoires de séjour) délivrées à Toulon et celles délivrées par d’autres préfectures. Échoués sur la côte à Saint-Raphaël le 17 février et hébergés aussitôt au camp militaire de Fréjus, les réfugiés kurdes avaient obtenu un sauf-conduit de huit jours lors de leur admission, mardi 20 février, sur le territoire français. Ce document leur donnait le temps d’obtenir auprès d’une préfecture un dossier de demande d’asile et en même temps une APS d’un mois. Pourtant, quelque 360 d’entre eux ont quitté le camp les jours qui ont suivi l’ouverture des portes, sans faire les démarches nécessaires et sans que les autorités aient pu les localiser, établissait lundi soir la préfecture du Var. Quelque deux cents autres, partis eux aussi par leurs propres moyens, ont été en revanche retrouvés à la frontière allemande et à Paris, et certains d’entre eux ont finalement été convaincus de demander l’asile à la France. À partir d’aujourd’hui, ceux qui n’auront pas effectué les démarches seront en situation irrégulière et risquent, s’ils sont interpellés, un arrêté de reconduite à la frontière. Mais, rien ne les empêche encore d’effectuer les démarches auprès des préfectures, rappellent les associations. Dans les nombreux centres d’hébergement accueillant les réfugiés, alors que le camp de Fréjus se vidait mercredi de ses derniers occupants, les associations tentaient de convaincre les récalcitrants. À Paris, les 32 Kurdes hébergés en hôtel ont été réunis en début d’après-midi à la CAFDA (Coordination d’accueil des familles demandeuses d’asile) pour recevoir une attestation de domiciliation, indispensable pour obtenir un dossier de demande d’asile. Quatre personnes ont été en préfecture dans l’après-midi, a indiqué celle-ci. La grande majorité des APS a été délivrée dans le camp même de Fréjus : 186 titres concernant 400 personnes (enfants compris), selon l’antenne de la Croix-Rouge sur place. Au centre de la Croix-Rouge de Modane (Savoie), les 82 Kurdes ont demandé l’asile, 4 familles ayant fait leur démarche à Modane, a indiqué le directeur du centre. Hébergés à Florange (Moselle) après avoir été refoulés d’Allemagne, quarante-trois Kurdes ont finalement demandé l’asile, selon une association locale chargée des étrangers, tandis que 26 de leurs compagnons choisissaient de repartir sans titre de séjour. Soixante-six autres, refoulés également par l’Allemagne, ont été hébergés à Strasbourg. Quelques-uns seulement ont demandé l’asile. Les Kurdes ont un mois pour remplir leur dossier, une tâche délicate, selon les associations. «Il faut les aider à raconter leur histoire, ils ne se rendent pas bien compte de l’importance de cette étape», dit un permanent du Forum des réfugiés dans un foyer de Villeurbanne. Une fois le dossier envoyé à l’OFPRA (Office de protection des réfugiés et apatrides), ils devront se rendre de nouveau en préfecture et recevront un récipissé de trois mois renouvelable, qui leur donnera droit à une allocation de 1 800 F par adulte pendant un an.
Les trois quarts des 910 réfugiés kurdes, dont le sauf-conduit d’une semaine prenait fin hier, ont fait des démarches auprès des préfectures pour obtenir l’asile politique en France, les autres se trouvant à partir de jeudi en situation irrégulière. Ce bilan a été établi, avec «prudence», hier par le préfet du Var, Daniel Canepa, et il regroupe les APS (Autorisations provisoires de séjour) délivrées à Toulon et celles délivrées par d’autres préfectures. Échoués sur la côte à Saint-Raphaël le 17 février et hébergés aussitôt au camp militaire de Fréjus, les réfugiés kurdes avaient obtenu un sauf-conduit de huit jours lors de leur admission, mardi 20 février, sur le territoire français. Ce document leur donnait le temps d’obtenir auprès d’une préfecture un dossier de demande d’asile et en...