Manchester United a laminé Arsenal dimanche (6-1), par un bel après-midi d’hiver à Old Trafford, marqué trois points, assuré un peu plus son septième titre de champion d’Angleterre de football en neuf ans et, comme si tout cela ne suffisait pas, enfoncé son rival numéro 1 dans un abîme de réflexion. Un résultat identique des Red Devils et des Gunners quelques jours plus tôt en Ligue des champions (1-1 à domicile, contre respectivement Valence et Lyon) aurait pu inciter les distraits à affirmer que les deux équipes sont désormais au même niveau. C’est loin d’être le cas : MU est beaucoup plus fort qu’Arsenal, sur tous les plans. En attaque, le triplé de Dwight Yorke, qui n’avait commencé qu’un seul des neuf matches précédents, est venu rappeler à tout le monde que le Trinidadien est toujours l’un des meilleurs attaquants du monde : 61 buts en 127 matches sous le maillot rouge, mais 9 seulement cette saison, en 29 rencontres. La différence avec Arsenal, c’est que la rotation à Manchester fonctionne à plein régime. À eux quatre, Yorke (9), Andy Cole et Ole-Gunnar Solskjaer (12 buts chacun) et Teddy Sheringham (19) ont déjà marqué plus de 50 buts cette saison, et ce n’est pas fini. De l’autre côté, Thierry Henry est inamovible, ce qui oblige Bergkamp, Wiltord et Kanu à se disputer une seule place. « Notre meilleur résultat » «Nous ne sommes qu’en mars et le championnat est déjà fini», a commenté un Arsène Wenger consterné par la performance de sa défense, autrefois la fierté d’Arsenal. Mais quand Tony Adams n’est pas là pour aboyer, quand Martin Keown et Lee Dixon sont aussi sur le flanc, les souris dansent dans la surface de David Seaman. C’est un autre élément de comparaison entre les deux meilleures équipes anglaises : plutôt que d’aller chercher un Ukrainien et un Letton (Luzhny et Stepanovs), comme Wenger, sir Alex Ferguson a laissé mûrir tranquillement un jeune Anglais, Wes Brown, et un jeune Français, Mikael Silvestre, qui sont désormais des titulaires à part entière, et promis à un bel avenir international. Reste le milieu de terrain, où le quatuor constitué du ratisseur Roy Keane, de l’agitateur Paul Scholes, du centreur David Beckham et du perforateur Ryan Giggs n’a pas d’équivalent en Europe. Giggs n’était pas là dimanche, mais les trois autres étaient en grande forme, et le milieu d’Arsenal, malgré tout le talent de Patrick Vieira et Robert Pires, n’a pas pesé lourd. «C’est notre meilleur résultat de la saison, mais pas notre meilleur match», a dit un Ferguson ravi. Les meilleurs matches sont prévus plus tard, en Ligue des champions...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Manchester United a laminé Arsenal dimanche (6-1), par un bel après-midi d’hiver à Old Trafford, marqué trois points, assuré un peu plus son septième titre de champion d’Angleterre de football en neuf ans et, comme si tout cela ne suffisait pas, enfoncé son rival numéro 1 dans un abîme de réflexion. Un résultat identique des Red Devils et des Gunners quelques jours plus tôt en Ligue des champions (1-1 à domicile, contre respectivement Valence et Lyon) aurait pu inciter les distraits à affirmer que les deux équipes sont désormais au même niveau. C’est loin d’être le cas : MU est beaucoup plus fort qu’Arsenal, sur tous les plans. En attaque, le triplé de Dwight Yorke, qui n’avait commencé qu’un seul des neuf matches précédents, est venu rappeler à tout le monde que le Trinidadien est toujours l’un des...