Il a suffi, dans mon cas, de laisser tomber mon style et d’aller faire le pantin sur les planches, pour que, tout à coup, on s’intéresse à moi, à la télévision. Au diable le journaliste! On peut toujours se venger du bouffon. C’est ainsi que ce mois-ci, je me suis retrouvé exhibé, comme un singe savant ou une puce de foire – je vous laisse le choix – dans des émissions, tout genre, tout poil. Je n’ai pas dit «à poil»... De toute façon, le spectacle n’aurait offusqué personne, tant il ne mérite pas le moindre coup d’œil. Me voici donc baragouinant en arabe les uns. Là, le direct ne pardonne pas. Vous avez dit une bêtise? Tant pis pour vous. C’est à croire que vous n’avez été convié que dans ce but-là. Et surtout n’allez pas protester au nom de la francophonie: dans certaines stations, on ignore l’existence même de ce mot. Cela va mieux lorsque «la montagne vient à vous». Avec un peu de chance, le montage vous rendra intelligent. Mais surtout, cela vous évitera de poireauter, dans des couloirs, en attendant que votre tour arrive... Si, entre-temps, on ne vous a pas oublié. Cela m’a permis de prendre le pouls de ce qui se fait chez les uns et les autres. N’attendez pas ici que je vous donne mon diagnostic, en bonne et due forme. Simplement laissez-moi vous dire combien j’ai été content de constater qu’Hélène Malek est toujours une de nos institutions. Que la mignonne Elsa fait très bien son métier. J’avais oublié qu’elle présente toujours un journal parlé, en alternance avec la demoiselle Ramadan dont je fis les éloges, il y a peu... Elle les mérite tout autant. Que Abido Bacha est aussi à l’aise en régie que dans une salle de rédaction. Et que je côtoie parfois le jeune Marwan dans les couloirs de l’Iesav. Mais je crois, finalement, que le mieux qui puisse vous arriver, c’est de vous faire représenter chez Ghazi ou chez May par une mignonne sachant parler arabe à la perfection. Elle, au moins, ne baragouinera pas, ne pointera pas dans les couloirs, et ne se croira pas obligée de défendre la francophonie. P.S.: La femme et le pantin, film de Julien Duvivier avec Brigitte Bardot.
Il a suffi, dans mon cas, de laisser tomber mon style et d’aller faire le pantin sur les planches, pour que, tout à coup, on s’intéresse à moi, à la télévision. Au diable le journaliste! On peut toujours se venger du bouffon. C’est ainsi que ce mois-ci, je me suis retrouvé exhibé, comme un singe savant ou une puce de foire – je vous laisse le choix – dans des émissions, tout genre, tout poil. Je n’ai pas dit «à poil»... De toute façon, le spectacle n’aurait offusqué personne, tant il ne mérite pas le moindre coup d’œil. Me voici donc baragouinant en arabe les uns. Là, le direct ne pardonne pas. Vous avez dit une bêtise? Tant pis pour vous. C’est à croire que vous n’avez été convié que dans ce but-là. Et surtout n’allez pas protester au nom de la francophonie: dans certaines stations, on ignore...
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